Jean-Pierre — Essonne
Retraité d'un grand groupe industriel, veuf depuis trois ans. Depuis le décès de son épouse qui gérait l'ensemble des questions patrimoniales, rien n'a bougé. Jean-Pierre veut transmettre sa maison à son fils sans léser sa fille, et garder la main sur son patrimoine pour pouvoir subvenir à ses revenus en cas de placement en maison de retraite ou Ehpad. Il a tout ce qu'il faut pour y arriver, mais rien n'est encore en place.
Jean-Pierre veut que son fils récupère la maison familiale. C'est légitime et faisable. Mais à patrimoine limité, toute donation sans contrepartie crée un déséquilibre entre les enfants. La fille gagne bien sa vie, le fils un peu moins : raison de plus pour que la transmission soit irréprochable sur le plan de l'équité.
La donation de l'appartement parisien a été réalisée il y a 18 ans. L'abattement de 100 000 euros par parent par enfant se recharge tous les 15 ans. Jean-Pierre dispose donc aujourd'hui de 100 000 euros d'abattement disponible envers chacun de ses deux enfants, soit 200 000 euros au total transmissibles sans droits de donation.
C'est madame qui gérait. Depuis son décès il y a trois ans, rien n'a bougé. Le PEL s'érode en rendement réel, aucune stratégie de revenus n'a été mise en place pour sa résidence principale. La situation est stable mais sous-optimisée. Jean-Pierre a tous les actifs pour atteindre ses objectifs : il lui manque un plan.
Jean-Pierre est à l'aise mais il craint une hausse des charges liée à l'âge. Il souhaite dégager des revenus complémentaires. Il a regardé le prix d'une maison de retraite et ce montant lui permettra d'y vivre sans toucher à son épargne.
Jean-Pierre a beaucoup d'inquiétudes concernant sa dépendance et ses revenus. Un travail de pédagogie est nécessaire pour le rassurer et lui expliquer le fonctionnement de l'assurance vie, qui reste son argent et qui est toujours disponible.
À 75 ans, la valeur fiscale de la nue-propriété de la résidence principale représente 70 % de sa valeur vénale, soit 105 000 euros sur une maison estimée à 150 000 euros. Jean-Pierre donne la nue-propriété à son fils : les droits sont quasi nuls grâce à l'abattement de 100 000 euros rechargé. Jean-Pierre conserve l'usufruit sa vie durant, ce qui lui garantit le droit d'occuper la maison aussi longtemps qu'il le souhaite. Au décès, le fils récupère la pleine propriété sans droits supplémentaires.
Jean-Pierre souscrit 100 000 euros de parts de SCPI en pleine propriété, puis en donne immédiatement la nue-propriété à sa fille dans le cadre de l'abattement rechargé de 100 000 euros : aucun droit de donation n'est dû. Il conserve l'usufruit des parts, ce qui lui permet de continuer à percevoir les revenus distribués par la SCPI, soit environ 300 euros par mois. Au décès de Jean-Pierre, sa fille récuperera la pleine propriété des parts sans fiscalité supplémentaire. C'est le principe du démembrement de propriété appliqué à un actif financier.
Pour rester équitable envers la fille, une donation en numéraire (via un rachat du PEL) lui est faite simultanément, dans le cadre de son propre abattement ainsi que le démembrement de parts de SCPI. Le tout est coordonné avec un notaire qui rédige l'acte de donation-partage : chaque enfant reçoit l'équivalent de ce que l'autre reçoit, le rapport successoral est neutralisé, et Jean-Pierre ne craint pas de conflit à son décès.
Son contrat d'assurance vie a plus de 20 ans mais n'est pas performant. Jean-Pierre ayant dépassé 70 ans, les versements sur un nouveau contrat bénéficient d'un abattement global de 30 500 euros (article 757 B du CGI). L'objectif est d'y verser une partie de l'épargne qui dormait sur son compte courant à 0%, en diversifiant sur des fonds euros performants et quelques unités de compte prudentes. Un travail de pédagogie est aussi effectuée pour expliquer que ce capital reste disponible selon ses besoins, des rachats sont possibles à tout moment. Il est décidé d'y verser une partie de l'épargne qui dormait sur son compte courant.
Il est recommandé de revoir la clause bénéficiaire de son assurance vie qui était au nom de sa femme.
Jean-Pierre avait toutes les cartes en main depuis des années mais se créait des craintes non fondées. Les abattements rechargés, l'usufruit de l'appartement parisien, une épargne conséquente, une épargne de précaution bien existante et un contrat d'assurance vie : autant d'atouts et un profil diversifié déjà bien optimisé. La priorité absolue était la transmission, pas pour des raisons fiscales abstraites, mais parce qu'il avait une volonté claire (la maison au fils) et le moyen de la réaliser sans injustice envers sa fille. La donation-partage chez le notaire règle ce sujet une bonne fois pour toutes. Le reste découle : redéployer le compte-courant vers un nouveau contrat d'assurance vie, augmenter les revenus complémentaire et laisser tourner les SCPI.
Un conseiller Cleerly analyse votre patrimoine gratuitement et sans engagement.
Prendre rendez-vous gratuitementCouple franco-suisse avec des situations fiscales distinctes : Claire salariée cadre en France, Antoine frontalier imposé en Suisse. Une résidence principale récente, une fille dans quelques années en études supérieures, et une épargne financière quasi inexistante à construire de zéro.
Jeune professionnel libéral fraîchement installé à son compte, pacsé sans enfants, avec une première résidence principale à rembourser et une capacité d'épargne réelle mais encore peu structurée.
Les informations présentées sont issues d'un bilan patrimonial réel, intégralement anonymisé et publié avec l'accord des clients. Elles ont valeur d'illustration pédagogique et ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé au sens de la réglementation MIF II. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.