Investissement locatif : Tout ce que vous devez savoir !

Expert Benoît Fruchard
Benoît Fruchard
Mis à jour le 27 octobre 2021

Vous avez des projets de placement, et vous pensez à l’investissement locatif ? Toutefois, avant de vous lancer vous vous posez des questions et c’est normal ! Investir dans la pierre est un engagement financier qui doit être envisagé avec précaution ! C’est pourquoi nous allons répondre à toutes vos interrogations : Quels sont les avantages d’investir dans l’immobilier locatif ? Comment réussir son investissement locatif ? Qu’est ce que la rentabilité locative d’un bien ? Comment investir dans l’immobilier locatif ?

Avec notre guide, vous aurez toutes les clés en main pour vous lancer dans votre projet immobilier !

Pourquoi investir dans l’immobilier locatif ? 

L’investissement immobilier reste le placement préféré des Français. En effet, l’acquisition de biens est toujours une valeur sûre. Mais pourquoi investir dans l’immobilier locatif ?

Bien entendu, vous vous constituez un patrimoine durable. De plus, investir dans la pierre est parfois plus sécurisé que les produits financiers et c’est souvent plus intéressant que les produits d’épargne.

L’immobilier est en effet moins touché par les variations de la conjoncture économique. Il y a donc peu de risque que le bien perde de sa valeur.

Mais au-delà de la constitution d’un patrimoine, nous allons vous expliquez pourquoi acheter un bien et le louer comporte bien des avantages !

L’immobilier pour préparer sa retraite et percevoir un revenu complémentaire !

En effet, au vu de la conjoncture, il vaut mieux anticiper et se constituer sa propre épargne retraite. L’immobilier est une bonne solution qui vous apportera un revenu complémentaire qui sera le bienvenu. D’autant que si vous avez sollicité un crédit immobilier, il est souvent remboursé lors de votre départ en retraite.

Un besoin de liquidité ? Il vous sera toujours possible de le revendre. De plus, si vous détenez le bien pendant 30 ans, vous serez exonérés d’impôt et des prélèvements sociaux sur l’éventuelle plus-value.

Investir dans l’immobilier pour mettre à l’abri votre famille !

Nous ne sommes malheureusement pas à l’abri des aléas de la vie. Ainsi l’immobilier peut être une solution de prévoyance alternative. Par ailleurs, grâce à certains dispositifs de défiscalisation comme la loi Pinel par exemple, vous pouvez loger vos proches aux revenus modestes et bénéficier d’une réduction d’impôt.  

Investir pour réduire ses impôts.

En effet, afin de préserver le patrimoine immobilier français ou encore de développer des logements neufs dans des zones géographiques dites tendues, l’État met en place différents dispositifs de défiscalisation. Ainsi en investissant dans l’immobilier vous pouvez optimiser vos impôts sur le revenu tout en vous constituant un patrimoine !

Nous vous détaillons tout ça un peu plus loin !

Profiter d’un investissement rentable et au risque limité !

Un investissement locatif peut être effectivement rentable, selon plusieurs critères. Rendez-vous plus bas pour savoir comment on calcule la rentabilité locative d’un bien !

Ainsi, vous pouvez mettre toutes les chances de votre côté en investissant dans un bien, à savoir :

  • Utiliser les moyens de défiscalisation mis à votre disposition, comme le statut LMNP (loueur meublé non professionnel) par exemple.
  • En investissant à l’aide d’un emprunt qui sera en partie remboursé par les loyers.

D’autant que grâce aux assurances loyers impayés, vous vous mettez à l’abri des aléas de la vie et des éventuels mauvais payeurs !

Comment réussir son investissement locatif ? 

Vous avez bien compris les avantages de l’investissement locatif. Mais pour en tirer tous les bénéfices, il faut prendre en considération plusieurs critères pour réussir son placement et éviter les pièges !

Suivez-nous, nous vous expliquons comment réussir votre investissement !

Trouvez un bien immobilier de qualité !

On ne le répètera jamais assez l’emplacement est le critère à privilégier lors d’un achat immobilier. Même si c’est pour un investissement locatif, il faut vous mettre à la place du locataire !

Ainsi, pour choisir un bien immobilier, vous devez vérifier :

  • L’environnement,
  • Les commerces de proximité,
  • Les écoles,
  • La sécurité,
  • Les transports.

En plus de ces caractéristiques, le bien et l’immeuble sont à prendre en compte comme l’étage, l’agencement, la surface, l’état général et la qualité de la construction. Pensez qu’un immeuble ou un appartement en mauvais état vont vous demander beaucoup de travaux à court ou moyen terme !

Pour connaître les prix du marché dans le secteur géographique du bien. Vous pouvez consulter le site notaires.fr. En effet, les notaires doivent transmettre au Conseil supérieur du notariat, les éléments relatifs à une vente et notamment le prix.

Il est également nécessaire de vous renseigner sur le marché locatif. Vous devez investir dans une zone où la demande de logement est importante. Les secteurs dynamiques sont à privilégier pour espérer un bon rendement et éviter la vacance locative.

À noter : Pour connaître le marché locatif du secteur, vous pouvez éventuellement consulter le comparateur de territoires créé par l’Insee

Un dernier conseil, avec l’entrée en vigueur du nouveau DPE (diagnostic de performance énergétique), vérifiez que le bien soit classé A, B, C ou D. En effet, les logements classés en dessous vont être progressivement interdits à la location si des travaux de rénovation ne sont pas réalisés.

Anticiper ses charges et garder une marge de manœuvre

Un autre point important lors d’un investissement locatif, il faut anticiper les charges et les travaux éventuels. Vous devez toujours garder une marge de manœuvre et une trésorerie pour ne pas vous retrouver dans une situation délicate.

En effet, prenons un immeuble en copropriété, vous aurez des charges à payer au syndic. Même si une partie des charges d’immeubles sont récupérées auprès des locataires, le reste n’est pas récupérable, mais déductible des impôts.

Ainsi, dites-vous que vous devrez fournir un effort d’épargne pour payer les charges.

De plus, étudiez les procès-verbaux d’assemblées générales pour prendre connaissance du budget prévisionnel, des travaux envisagés, de mises aux normes éventuelles…pour ne pas vous laisser surprendre !

Ensuite, en tant que bailleur, vous avez des obligations envers le locataire. Vous devez prendre connaissance de la liste des réparations et des travaux qui sont à votre charge en tant que propriétaire. Vous n’êtes pas à l’abri d’une panne de chauffage, de cumulus, d’un dégât des eaux… Aussi, il est indispensable que vous puissiez assurer ces aléas, surtout si vous avez financé ce logement à l’aide d’un crédit immobilier !

Pour finir, vous serez redevable de la taxe foncière, qui peut parfois représenter deux mois de loyer !

Toutes ces charges doivent être prises en compte dans votre investissement et votre rendement locatif !

Prêt immobilier et investissement locatif : Préparez un dossier en béton !

Pour un investissement locatif, votre dossier va être passé au crible, aussi il est impératif de bien le préparer !

Quels sont les avantages d’investir grâce à un crédit immobilier ?

Avant de vous donner les critères d’emprunt à respecter, un petit rappel sur les avantages et inconvénients d’utiliser le levier du crédit pour acquérir un bien en location :

  • Le loyer et les éventuels avantages fiscaux payent en partie la mensualité du crédit
  • Les intérêts d’emprunt sont déductibles de vos revenus fonciers.

Toutefois, vous devrez fournir un effort d’épargne, c’est-à-dire que les recettes ne couvrent pas les dépenses et charges de votre investissement.

Cependant, pour réduire l’effort d’épargne, vous pouvez soit :

  • Emprunter avec un apport personnel : vous réduirez le taux du crédit et mécaniquement les intérêts et les mensualités.
  • Allonger la durée du crédit : dans ce cas vous baissez le montant des mensualités, mais les intérêts augmentent. Toutefois, vous pouvez les déduire des impôts.

À noter que vous pouvez investir sans apport comme avec le dispositif Pinel entre autres. Attention, cependant les banques apprécient un apport équivalent aux frais de notaires…

Quels sont les critères d’emprunt à respecter ?

Covid 19 est passé par là, même si les taux n’ont jamais été aussi bas, les banques sont plus strictes avec les investisseurs : apport et durée limitée à 20 ans !

Ils souhaitent entre autres que vous disposiez d’une épargne pour assurer les aléas comme les travaux et la vacance locative ; surtout si vous ne détenez pas de patrimoines immobiliers.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, il convient de présenter un plan de financement efficace. En effet, votre taux d’effort ne doit pas dépasser les 35% de vos revenus.

 Pour calculer ce taux d’effort, les banques prennent en compte les charges mensuelles (loyer ou crédit de votre résidence principale, les éventuels emprunts à la consommation, les impôts…)

Exemple : Pour des revenus de 5 000 euros par mois, votre taux d’effort de 35% sera équivalent à 1 750 €/mois. Si vous avez 1 200 € de charges, la mensualité prise en compte pour votre investissement locatif sera donc de 350 €/mois.

Avant de constituer votre dossier, demandez les conditions à votre banque, et n’hésitez pas à faire appel à des courtiers qui comparent les taux et les critères des autres établissements

Pour appuyer votre dossier de crédit, il est conseillé de fournir une estimation locative du bien rédigée par un professionnel de l’immobilier.

Optimiser sa fiscalité !

L’investissement locatif peut en effet, vous permettre de réduire vos impôts. Plusieurs mécanismes existent pour optimiser votre placement et mécaniquement en augmenter sa rentabilité.

Attention de ne pas vous baser uniquement sur ce critère pour votre achat immobilier. Cela doit juste être un atout supplémentaire de votre investissement ! Il convient de toujours prendre en compte la fiscalité dans le calcul de la rentabilité !

Pour optimiser votre fiscalité, plusieurs options s’offrent à vous !

Optimiser la fiscalité des revenus fonciers d’une location vide !

Les revenus locatifs issus d’une location vide rentrent dans la catégorie des revenus fonciers.

Vous avez le choix entre deux régimes :

  • Le micro foncier : Si vos revenus locatifs sont inférieurs à 15 000 €, vous bénéficiez d’un abattement de 30%. Ce régime est intéressant si vos charges sont inférieures à 30% !
  • Le régime réel : optez pour ce régime, c’est de pouvoir déduire les charges des loyers. Notamment les intérêts d’emprunt, les frais de gestion, les primes d’assurance, les travaux, la taxe foncière hors ordures ménagères, les charges de copropriété non récupérables auprès du locataire…

Ainsi, si vos charges sont supérieures aux recettes, vous créez un déficit foncier que vous reportez sur vos revenus globaux. Ainsi, vous faites baisser vos impôts !

Par ailleurs, les dispositifs de défiscalisation comme la loi Pinel, Denormandie, Malraux… vous permettent de bénéficier de réduction d’impôt sous certaines conditions. Vous devez investir dans des logements neufs ou à rénover dans certains secteurs définis, et vous engagez à le louer pendant plusieurs années ! Nous vous expliquons plus loin comment en bénéficier !

Optimiser la fiscalité grâce au statut LMNP ou LMP !

Le statut LMNP (loueur meublé non professionnel) ou LMP (loueur meublé professionnel) fait partie des niches fiscales. En effet, en louant votre bien en meublé, vous bénéficiez de ce statut et de son régime fiscal avantageux. Vos recettes locatives rentrent dans la catégorie des revenus BIC (bénéfices industriels et commerciaux).

Comme pour la location vide, vous avez le choix entre deux régimes :

  • Le Micro BIC : Pour les revenus inférieurs à 15 000 €, vous bénéficiez d’un abattement de 50%. Idem pour être intéressant il faut que vos charges soient inférieures à 50%.
  • Le régime réel : Vous pouvez déduire touts les charges telles que les travaux, intérêts d’emprunt, les taxes (foncières, CFE) … Mais la cerise sur le gâteau est le mécanisme d’amortissement du statut qui vous permet d’amortir votre bien (hors terrain), les frais de notaires, le mobilier… et ainsi vous créez un déficit foncier imputable sur vos revenus globaux.

Vous pouvez ainsi échapper à une imposition sur les revenus issus de la location meublée grâce au mécanisme d’amortissement ! Vous augmentez ainsi le rendement de votre placement.

Quelle rentabilité attendre d’un investissement locatif ? 

Nous venons de voir comment réussir son investissement locatif, toutefois pour que la réussite soit parfaite, il faut connaître et calculer le rendement locatif du bien !

Quelle rentabilité moyenne de l’investissement locatif ? 

Le rendement locatif vous permet de déterminer l’intérêt de l’investissement locatif. Ce calcul mesure le revenu que peut vous rapporter le bien en location par rapport à son prix d’acquisition.

Le rendement d’un bien peut varier entre 2% et 7%. Cette variation est due à plusieurs critères, à savoir :

  • La situation géographique du bien : en effet, un bien situé à Paris aura une rentabilité moyenne de 3%, les prix étant plus élevés. Tandis qu’un bien situé à Strasbourg, le taux peut être atteindre les 7%.
  • Le type de logement : en effet, la rentabilité n’est pas la même entre un studio est une maison. Toutefois, il est en général plus rentable d’investir dans une petite surface. Mais là encore tout dépendra de votre projet immobilier et de vos aspirations futures.  

Ainsi, on peut dire que la rentabilité moyenne en France d’un investissement locatif se situe aux alentours des 5%.

Même si comme nous l’avons vu précédemment, l’immobilier reste un placement fiable, avec une perte de valeur limitée. Vous ne devez pas penser à la plus-value dans le calcul du rendement. La plus-value comme les avantages fiscaux sont des bonus !

Comment bien calculer la rentabilité d’un investissement locatif ? 

Ils existent plusieurs méthodes pour calculer la rentabilité locative d’un bien. Vous avez la rentabilité locative brute basée sur le loyer et le prix du logement et la rentabilité locative nette où vous incluez les charges hors fiscalité ! En effet, la rentabilité locative, fiscalité incluse, dépend du profil de chaque investisseur et de sa fiscalité !

La rentabilité brute : une première information pour votre investissement !

Commençons par le calcul d’un rendement locatif brut. Il s’agit d’un premier indicateur qui vous permet de comparer rapidement avec d’autres biens, l’intérêt du placement. Il se calcule à partir du loyer annuel et du prix du bien.

Le rendement locatif brut = 100 x (loyer mensuel x 12) / prix du bien immobilier

Par exemple : prix d’achat d’un logement 150 000 €, loyer mensuel envisagé hors charges 600 €

Rentabilité locative brute = 100 x (600 x 12) / 150 000 = 4.8 %

La rentabilité locative nette : un indicateur réaliste pour votre investissement !

Pour une idée plus précise, il convient d’intégrer les charges : la taxe foncière, les charges de copropriété non récupérable auprès du locataire, les frais divers (gestion, assurance, honoraire…). C’est ce que l’on appelle la rentabilité locative nette !

Exemple : Imaginons que vous avez 1000 € de taxe foncière, 600 € de charges non récupérables.

100 x ((600×12) -1600) / 150 000 = 3.73 %

Si vous ne connaissez pas le montant des charges, il est courant d’estimer le rendement locatif net en déduisant 3 mois de loyers (estimation du montant des charges annuelles) :
100 x((600×9) /150 000 = 3.6 %

Ainsi vous avez déjà une idée plus précise de la rentabilité du bien. En effet, ce calcul tient compte des recettes et des dépenses. Toutefois, pour connaître exactement la rentabilité locative d’un logement, il faut inclure la fiscalité, les frais de notaire, et un prévisionnel de travaux. Dans ce cas, vous obtiendrez la rentabilité nette nette !

Aussi, pour vous aider à ne rien oublier dans le calcul du rendement net, nous vous avons préparé un récapitulatif de toutes les charges éventuelles auxquelles vous devez penser lors d’un investissement locatif.

ChargesMontant à prendre en compte
Frais de notaireEnviron 2.5% dans le neuf Environ 7% dans l’ancien
Commission d’agence le cas échéantEntre 5% et 7% du prix du bien (inclus dans le montant des annonces)
Charges non récupérables auprès du locataireLa quote-part des charges de copropriété non récupérable hors travaux est en général estimée à 30 % pour le propriétaire et 70% pour le locataire
Travaux Prévoir une trésorerie pour les aléas
Assurances Propriétaire non occupant Assurance loyers impayés (environ 3% des loyers et charges)
Frais de gestion éventuelsEnviron 7 % sur les loyers
TaxesTaxe foncière hors ordures ménagères CFE (cotisation foncière des entreprises) pour les locations meublées
Honoraires diversMise en location (État des lieux – signature du bail) Diagnostics techniques en cas de changement de locataire  

À noter que vous pouvez très bien gérer le bien vous-même et éviter les honoraires d’agences immobilières.

Ne pas oublier la fiscalité !

En effet, comme vous venez de le voir dans nos exemples, nous n’avons pas pris en compte la fiscalité, qui relève du cas par cas. Tout dépendra du profil de l’investisseur et de sa fiscalité.

Mais sachez que les revenus fonciers sont imposés au barème progressif de l’impôt, c’est-à-dire votre taux moyen d’imposition. À cela se rajoutent les prélèvements sociaux au taux de 17.2 % !

Exemple : Votre TMI est de 30 %. Imaginons que vos revenus fonciers nets après déduction des charges s’élèvent à 3000 €.

Vous serez donc imposé à hauteur de : 1416 €

3000 x 30 % = 900 €

3000 x 17.2% = 516 €

Ce qui forcément baisse un peu plus le rendement locatif de votre bien !

Toutefois, pour optimiser la fiscalité, vous pouvez opter pour certains dispositifs existants ou encore louer votre bien en meublé pour obtenir le statut LMNP !

Mais encore une fois, les avantages fiscaux ne doivent pas vous aveugler lors de votre investissement ! Le rendement doit déjà être correct de base, et les avantages un bonus !

En conclusion, votre investissement locatif, pourra être finalement financé par l’état grâce aux différents dispositifs fiscaux (nous vous en donnons les détails plus loin), le locataire et par vous-même !

Ou investir dans l’immobilier locatif ?

Vous vous posez peut-être la question de la zone géographique pour investir dans l’immobilier locatif. Même si certaines villes affichent un meilleur rendement que d’autres, il convient d’étudier votre projet sur le long terme.

Ensuite, le choix de l’endroit va dépendre de votre type d’investissement. Par exemple, si vous souhaitez louer à des étudiants, il va de soi que vous devez investir dans une ville étudiante. Dans tous les cas, il faut étudier le marché de la location et penser au rendement. Pour cela, il faut que la zone soit dynamique pour éviter la vacance locative.

Cependant, avec la crise sanitaire, beaucoup de personnes télétravaillent et cherchent des endroits éloignés des grandes villes. Il peut aussi être intéressant d’étudier cette piste.

Rappelez vous, les critères à retenir pour un investissement locatif sont : l’emplacement, le marché locatif, la rentabilité !

comment faire pour investir dans l’immobilier locatif ?

Plusieurs options s’offrent à vous lors de la réalisation d’un investissement locatif. Le choix dépendra de votre situation fiscale et surtout de vos objectifs personnels sur le long terme !

Voyons ensemble quelles sont les différentes méthodes d’investissement locatif !

Investir dans l’immobilier sans intermédiaires !

Vous pouvez en effet, choisir d’investir par vous-même sans passer par un intermédiaire. Cette solution évite les contraintes des dispositifs fiscaux comme le zonage géographique, les éventuels plafonds à respecter (loyers ou ressources) ou encore l’engagement de location. En résumé, vous êtes libre de louer votre bien vide, meublé et au locataire de votre choix !

Toutefois pour optimiser votre investissement la solution du LMNP (loueur meublé non professionnel) est pertinente. En effet, vous pouvez défiscaliser grâce au système des amortissements et ainsi vos revenus locatifs peuvent éventuellement ne pas être imposés.

La comptabilité en LMNP est certes plus contraignante et il est vivement conseillé de faire appel à des experts-comptables spécialisés en LMNP. Mais pas de panique, les honoraires du comptable vous permettent de bénéficier de 2/3 de réduction d’impôt et de 1/3 de charges déductibles !

En revanche, la location meublée demande d’avoir du temps, le turn-over des locataires est plus fréquent. Dans ce cas, il peut paraître judicieux de mettre en gestion dans une agence immobilière.

Investir via les dispositifs fiscaux !

Si vous souhaitez profitez des différents dispositifs de défiscalisant pour optimiser votre investissement, vous pourrez peut-être trouver votre bonheur au travers des dispositifs suivants :

La loi Pinel 

En investissant avec le dispositif Pinel, vous bénéficiez d’une réduction d’impôt. Elle est calculée sur le montant de l’acquisition dans la limite de 300 000 € et selon votre engagement de location, à savoir :

  • 6 ans : 12 %
  • 9 ans : 18%
  • 12 ans : 21%

toutefois, pour en bénéficier vous devez acheter le logement en VEFA (vente en l’état futur d’achèvement) ou dans de l’ancien nécessitant de gros travaux de rénovation (Pinel ancien). De plus le logement doit être situé dans une zone Pinel, et vous devez louer en respectant des plafonds de loyers et de ressources des locataires.  

La loi Denormandie

La loi Denormandie est une alternative au Pinel ancien. En effet, vous bénéficiez des mêmes taux de réduction d’impôts sous réserve de respecter les conditions de ressources des locataires et les plafonds de loyers. Toutefois, les travaux éligibles sont moins importants que dans un investissement avec la loi Pinel ancien. En effet, il peut s’agir uniquement de travaux d’amélioration. Cependant, le montant des travaux doit représenter 25% du cout total de l’opération. Pour connaître les communes éligibles au dispositif, vous pouvez consulter le site service-public.fr .

La loi Malraux

La loi Malraux a été instaurée afin de préserver le patrimoine historique français.

Pour bénéficier de la loi Malraux, vous devez entre autres :

  • Effectuer des travaux de restauration de l’intégralité des immeubles historiques ou esthétiques
  • Le louer pendant 9 ans

Ainsi, le montant des travaux de restauration pris en compte pour la réduction d’impôt ne doit pas être supérieur à 100 000 euros par an soit 400 000 euros sur 4 ans maximum.

La réduction d’impôt est calculée sur le montant des travaux de restauration. Le taux de réduction appliqué dépend de la zone où se situe le bien, soit 22% ou 30%.

En d’autres termes, le montant maximum de la réduction d’impôt est de 88 000 € ou 120 000 € sur 4 ans.

La loi Monuments historiques

L’investissement dans un bien classé via la loi Monuments Historiques, vous ouvre le droit de déduire le montant total des travaux engagés pour sa restauration. Vous pouvez ainsi les déduire de vos revenus globaux, sans limitation de montant. De plus, la loi Monument historique échappe au plafonnement des niches fiscales. En plus de pouvoir déduire les travaux de restauration, vous pouvez générer un déficit foncier imputable sur les revenus globaux et pas uniquement sur les revenus fonciers. Ce déficit est sans limitation de montant ni restriction relative aux intérêts d’emprunt.

La loi Censi-bouvard

La loi Censi-bouvard vous permet d’obtenir une réduction d’impôt de 11% soit un maximum de 33 000 € étalé sur 9 ans. En effet, l’investissement est plafonné à 300 000 euros par an. Pour cela, vous devez investir dans un logement neuf en résidence service (Ehpad, étudiantes ou sénior…) et vous engagez à le louer minimum pendant 9 ans.

Attention : Vous avez jusqu’au 31/12/2021, pour investir avec la loi Censi-Bouvard !

Investir en LMNP via des résidences gérées

Une autre possibilité pour profiter de l’amortissement LMNP, c’est d’investir dans des résidences gérées tels que les EHPADS.

Ainsi, vous bénéficiez du statut fiscal LMNP et des avantages de la gestion déléguée. En effet, l’avantage principal d’investir dans une résidence service, c’est la gestion locative qui est déléguée à un professionnel. Vous signez un bail commercial de 9 ans avec le gestionnaire de l’établissement. De plus, toutes les conditions du logement meublé sont réunies selon les dispositions définies par le décret 2015-981 du 31 juillet 2015.

Dans tous les cas, les avantages fiscaux doivent toujours être la cerise sur le gâteau dans le cadre d’un investissement locatif. Pour appréhender au mieux la rentabilité locative de votre placement, il convient de toujours inclure la fiscalité afin d’être au plus proche de la réalité et d’éviter les mauvaises surprises !                                                                                                        

L’investissement locatif : dans l’ancien ou dans le neuf ? 

Pour finir, choisir entre l’ancien ou le neuf est une question qui revient souvent. Il n’y a pas de réel mauvais choix. Comme nous l’avons vu, les dispositifs de défiscalisation existent dans le neuf comme dans l’ancien. Vous pouvez bénéficier du statut LMNP dans le neuf comme dans l’ancien également, surtout si vous n’optez pour aucun des dispositifs fiscaux.

À noter : Un logement est considéré comme ancien dès lors qu’il a déjà été habité.

Chaque option à ses avantages et inconvénients :

  • Le prix du logement : Un logement neuf vous reviendra plus cher à l’achat que l’ancien. Toutefois, un bien dans l’ancien vous demandera éventuellement plus de travaux ! Ainsi, il convient d’anticiper et d’évaluer une enveloppe travaux pour ne pas se laisser surprendre.
  • Rendement locatif : En général, le rendement est plus avantageux dans l’ancien. Vous le payez moins cher. En revanche, la taxe foncière est plus élevée. Comme nous l’avons précisé plus haut, pour calculer le rendement net, prenez toujours en compte la fiscalité !
  • Les travaux énergétiques :  Vous n’aurez pas de problème de mises aux normes dans le neuf. En effet, dans l’ancien, vous risquez de devoir rénover le logement pour qu’il soit conforme aux normes actuelles (performance énergétique, électricité ou encore le gaz…)
  • Frais de notaire : Ils sont réduits dans le neuf. Ils représentent environ 3% du prix du bien dans le neuf, contre 7 % dans l’ancien.
  • Les charges : Généralement les charges de copropriété sont moins élevées dans le neuf.
  • La situation du bien : En général, les logements anciens se situent en centre-ville. De plus, vous avez déjà une visibilité de l’appartement et du quartier contrairement à un logement neuf. À noter qu’en achetant en VEFA , vous n’êtes pas à l’abri de retard de livraison ou de malfaçons.

En résumé, neuf ou ancien, la décision devra être prise avec précaution pour réussir votre investissement locatif.

Vous devez étudier la rentabilité, le marché locatif du secteur, anticiper les travaux, notamment dans l’ancien.

Pour finir, nous ne pouvons que vous conseiller avant de vous lancer dans un investissement locatif de faire appel à des experts qui pourront vous guider ! En effet, mettez toutes les chances de votre côté pour réussir votre placement et votre plan de financement !

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