David et Sophie - Expatriés (Singapour)
Cadre dirigeant expatrié dans l'industrie, marié, 3 enfants scolarisés dans le réseau français à l'étranger. Deux appartements en France qui génèrent des revenus locatifs, un capital à placer et un PEE conséquent à optimiser au retour en France dans 2 ans.
Patrimoine immobilier
Épargne financière
Problématiques identifiées
35 000 € à placer : faire mieux que les livrets sans attendre
David dispose d'un capital disponible qu'il souhaite faire fructifier à 8-10%/an, mieux que ses livrets actuels et mieux que son PEE. En tant qu'expatrié, l'assurance vie reste accessible et pertinente. L'objectif est de déployer ce capital sur un profil dynamique, avec un horizon minimum de 8 ans.
Un PEE de 210 000 € très concentré sur les actions employeur
La performance est bonne, mais une concentration aussi forte sur un seul titre (actions employeur) représente un risque patrimonial réel. Au retour en France dans 2 ans, la diversification de ce PEE sera une priorité avec un arbitrage vers des fonds plus équilibrés ou transfert vers d'autres enveloppes.
Le retour en France dans 2 ans : anticiper la transition fiscale
Fin du contrat expat prévu dans 2 ans. Au retour, les revenus de David repasseront dans la fiscalité française standard, TMI potentiellement à 30% ou 41%. C'est le bon moment pour ouvrir une assurance vie, pendant que la pression fiscale est encore faible.
Nos recommandations
Assurance vie Selencia profil dynamique - investissement immédiat
Ouverture d'une assurance vie avec versement initial de 35 000 € sur un profil dynamique en unités de compte. L'objectif est de capter une performance de 8 à 10%/an sur un horizon 8 ans minimum. L'enveloppe sera également utile au retour en France : les 8 ans fiscaux commencent à courir maintenant, pendant la période d'expatriation, ce qui optimise la fiscalité future des retraits.
Maintien de l'assurance vie précédente (Spirica)
David avait déjà une assurance vie, clôturée en raison d'une gestion jugée insatisfaisante. Rouvrir chez le même assureur n'a pas été envisagé. La priorité est d'aller vers un contrat offrant un meilleur accès aux UC dynamiques et une gestion plus réactive.
Ce qu'il faut retenir
L'expatriation est souvent vue comme une contrainte pour gérer son patrimoine français. C'est en réalité une fenêtre d'opportunité : pendant cette période, seuls les revenus fonciers français sont imposables en France. C'est le bon moment pour ouvrir une rnenveloppe longue, l'assurance vie, dont le compteur fiscal commence à tourner maintenant, avant le retour et la remontée de la pression fiscale.
Questions fréquentes
Peut-on ouvrir une assurance vie française quand on est expatrié ?
Oui, sous conditions. La plupart des assureurs français acceptent les non-résidents, mais certains contrats sont réservés aux résidents fiscaux français. C'est précisément l'intérêt d'agir pendant l'expatriation : le compteur des 8 ans commence à courir immédiatement. Au retour en France dans 2 ans, le contrat aura déjà 2 ans d'ancienneté fiscale acquis, et David et Sophie bénéficieront de l'abattement annuel sur les rachats dès la 6e année au lieu de la 8e.
Pourquoi la concentration sur les actions employeur dans le PEE est-elle risquée ?
Avoir 210 000 € dont une grande partie investie dans les actions d'un seul employeur crée un double risque : si l'entreprise traverse des difficultés, David perd simultanément son emploi et une part de son patrimoine. C'est le principe inverse de la diversification. La règle générale est de ne pas dépasser 5 à 10% de son patrimoine total sur un seul titre, même performant. Au déblocage du PEE, une redistribution vers des fonds diversifiés sera prioritaire.
Comment fonctionne la tontine et que faut-il anticiper à l'échéance ?
Une tontine est un placement collectif où les souscripteurs mutualisent leur épargne sur une durée fixe. À l'échéance, les survivants se partagent le capital total, ceux qui décèdent avant ne récupèrent rien (ni leurs héritiers). C'est fiscalement intéressan mais totalement illiquide pendant la durée. David doit identifier précisément la date d'échéance de sa tontine pour anticiper la rentrée de capital et l'intégrer dans son allocation globale au retour en France.
Le retour en France dans 2 ans va-t-il créer un choc fiscal important ?
Potentiellement oui. Pendant l'expatriation, seuls les revenus fonciers français sont imposables en France. Au retour, l'intégralité des revenus de David et Sophie repassera dans le barème français. Avec les salaires et les intérêts du capital placé, la TMI pourrait atteindre 41%. C'est la raison pour laquelle ouvrir des enveloppes longues maintenant, assurance vie et éventuellement PER en retrant, permet de préparer des poches défiscalisées avant que la pression fiscale ne remonte.
Les loyers des appartements français sont-ils imposables pendant l'expatriation ?
Oui. Même non-résident fiscal français, les revenus fonciers issus de biens situés en France restent imposables en France. David et Sophie déclarent donc leurs loyers chaque année au fisc français, indépendamment de leur situation à Singapour. La convention fiscale entre la France et leur pays de résidence détermine si ces revenus sont également imposés localement, et le cas échéant comment éviter la double imposition.
Que se passe-t-il pour les enfants scolarisés à l'étranger si la famille rentre en France plus tôt que prévu ?
La scolarisation dans le réseau français à l'étranger facilite la transition : les programmes sont identiques, les niveaux sont reconnus directement par l'Éducation nationale. Sur le plan patrimonial, un retour anticipé ne remet pas en cause les placements en cours. En revanche, il accélère le passage à une TMI plus élevée, raison supplémentaire pour avoir ouvert une assurance vie dès maintenant plutôt qu'au retour.