Julien et Inès — Paris (75)
Entrepreneur ayant cédé sa participation dans une société tech en 2024, désormais salarié du groupe acquéreur. Avec une résidence principale haut de gamme en cours d'acquisition et un capital post-cession conséquent à structurer, Julien et Inès font face à une problématique patrimoniale rare : trop de liquidités, pas assez d'organisation.
Un capital post-cession massif qui dort sur un compte à terme est une situation transitoire, pas une stratégie. Sans allocation réfléchie, ce capital subit une fiscalité maximale sur les intérêts, reste exposé au risque de faillite bancaire au-delà des plafonds de garantie, et ne travaille pas à la hauteur de ce qu'il pourrait générer sur 20 ans.
À TMI 41%, financer une résidence principale à crédit plutôt que cash permet de faire travailler le capital à un rendement supérieur au taux d'emprunt. Le différentiel entre rendement des placements et coût du crédit crée un effet de levier favorable. L'objectif est d'emprunter le maximum sur 20 ans et d'utiliser le capital disponible pour rembourser les mensualités, pas pour réduire le capital emprunté.
Entre le salaire de Julien, celui d'Inès et les intérêts du capital placé, le foyer se retrouve en tranche marginale à 41%. Sans action, chaque euro de revenu supplémentaire est taxé presque de moitié. Trouver des enveloppes défiscalisantes compatibles avec la liquidité partielle du capital est une priorité immédiate.
Les trois enfants ont des âges échelonnés (1, 3 et 6 ans), ce qui signifie trois vagues de financement des études supérieures à anticiper. Un placement unique ne suffit pas : il faut des enveloppes avec des horizons de sortie différents, en évitant de bloquer du capital sur une durée trop longue pour les besoins à court terme.
Mariés sous le régime de séparation de biens, Julien et Inès n'ont pas de protection automatique en cas de décès. Les actifs de chacun reviennent à leurs héritiers propres. Sans clause spécifique ou assurance décès adaptée, Inès pourrait se retrouver dans une situation difficile face aux biens de Julien.
Julien et Inès ont la capacité de payer la résidence principale cash mais ce serait une erreur. En empruntant le maximum et en plaçant le capital disponible sur des supports à 6-8%/an, le différentiel avec le taux d'emprunt crée un gain net significatif sur 20 ans. Les mensualités sont couvertes par les revenus du foyer et les arbitrages ponctuels sur le capital.
À TMI 41%, le PER est l'outil de défiscalisation le plus puissant disponible pour un salarié. Chaque euro versé génère 41 centimes d'économie fiscale immédiate. Le capital est certes bloqué jusqu'à la retraite, mais pour Julien et Inès, c'est une contrainte acceptable compte tenu de l'abondance de liquidités disponibles par ailleurs. Les plafonds des deux conjoints sont mobilisés.
Une partie du capital post-cession est placée sur un contrat luxembourgeois. Le triangle de sécurité protège les avoirs au-delà des plafonds français. L'accès à des fonds en devises étrangères (dollar, franc suisse) apporte une diversification monétaire absente des contrats français. La clause bénéficiaire protège par ailleurs Inès en cas de décès de Julien, malgré le régime de séparation de biens.
Le Girardin Industriel permet une réduction d'impôt one-shot de 35% l'année de l'investissement. Pour un foyer à TMI 41% avec un impôt élevé, c'est un levier de défiscalisation complémentaire au PER, sans blocage long terme. Le capital n'est pas récupéré mais le gain fiscal net est immédiatement positif. A mettre en place chaque année pour booster l'avantage.
Trois enveloppes distinctes, une par enfant, investies en unités de compte dynamiques avec un horizon de sortie échelonné. Profil agressif justifié par la durée restante avant les études. En cas de besoin anticipé, le capital reste disponible sans pénalité majeure, contrairement à un PER. La fiscalité avantageuse après 8 ans sera atteinte avant les premières sorties.
Les SCPI ont été écartées malgré leur attractivité en rendement. Avec un patrimoine immobilier déjà conséquent (résidence principale à 2,6M euros, résidence secondaire envisagée), un investissement SCPI supplémentaire ferait franchir le seuil de l'IFI dans quelques années. Le risque de se retrouver assujetti à l'impôt sur la fortune immobilière dépasse le bénéfice attendu du rendement locatif.
Écarté pour deux raisons principales. D'abord le risque d'appel de marge : si les actifs nantis baissent en valeur, la banque peut exiger un remboursement partiel anticipé ou forcer la vente d'actifs au mauvais moment, ce qui est incompatible avec une stratégie patrimoniale stable sur 20 ans. Ensuite la rigidité du nantissement : les actifs gagés deviennent indisponibles pendant la durée du prêt, ce qui réduit significativement la flexibilité du couple pour arbitrer ou saisir d'autres opportunités. Le crédit immobilier classique, mieux encadré, plus prévisible et adossé à un bien tangible, restait plus adapté au projet.
Après une cession de société, le réflexe naturel est de sécuriser. C'est légitime, mais un capital de plusieurs millions qui dort sur un compte à terme est une occasion manquée. La vraie priorité est l'allocation : séparer ce qui doit rester liquide, ce qui finance la vie courante, ce qui prépare les enfants, et ce qui travaille sur le long terme. Sans cette architecture, même un grand patrimoine peut être mal géré.
Un conseiller Cleerly analyse votre patrimoine gratuitement et sans engagement.
Prendre rendez-vous gratuitementRetraité d'un grand groupe industriel, veuf depuis trois ans. Depuis le décès de son épouse qui gérait l'ensemble des questions patrimoniales, rien n'a bougé. Jean-Pierre veut transmettre sa maison à son fils sans léser sa fille, et garder la main sur son patrimoine pour pouvoir subvenir à ses revenus en cas de placement en maison de retraite ou Ehpad. Il a tout ce qu'il faut pour y arriver, mais rien n'est encore en place.
Cadre dirigeant expatrié dans l'industrie, marié, 3 enfants scolarisés dans le réseau français à l'étranger. Deux appartements en France qui génèrent des revenus locatifs, un capital à placer et un PEE conséquent à optimiser au retour en France dans 2 ans.
Les informations présentées sont issues d'un bilan patrimonial réel, intégralement anonymisé et publié avec l'accord des clients. Elles ont valeur d'illustration pédagogique et ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé au sens de la réglementation MIF II. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.