Assurance vie : les chiffres clés en France

Encours total, fin août 2026
2 171 Md€
+5,7 % sur un an

L’assurance vie reste le premier placement financier des Français. Beaucoup de chiffres qui circulent sont périmés : nous mettons cette page à jour chaque mois, à partir des données officielles de France Assureurs, pour en donner un aperçu complet et fiable.

Mis à jour le 2 octobre 2026 · sources France Assureurs et ACPR
+50,6 Md€
Collecte nette 2025, record depuis 15 ans
192,1 Md€
Cotisations en 2025
2,65 %
Rendement moyen des fonds euros 2025
20 M
de détenteurs
40 %
de la collecte 2026 investie en unités de compte
57 M
de contrats en cours

Combien pèse l’assurance vie en France ?

À fin août 2026, l’encours des contrats d’assurance vie atteint 2 171 milliards d’euros, en hausse de 5,7 % sur un an. L’encours a franchi la barre des 2 000 milliards en janvier 2025 et il a plus que doublé en vingt ans. À lui seul, il représente plus de la moitié des principaux placements financiers des ménages français.

Encours en fin d’année, en milliards d’euros. Source : France Assureurs.

Février 2026 : 19,5 Md€ de cotisations sur un mois, le plus haut niveau jamais atteint en vingt ans.
2025 : collecte nette de +50,6 Md€, au-dessus de 50 milliards pour la première fois depuis quinze ans.
1er semestre 2026 : +36,5 Md€ de collecte nette, un plus haut pour un premier semestre depuis 2006.
Juillet 2026 : 18,8 Md€ de cotisations, un record pour un mois de juillet.

La collecte, mois après mois

Voici les chiffres que nous compilons chaque mois depuis 2021, à partir des communiqués de France Assureurs : les cotisations (l’argent que les épargnants versent), les prestations (l’argent qui sort des contrats) et la collecte nette (la différence entre les deux).

Sur la période affichée, depuis 2024, la collecte nette est restée positive tous les mois. Pour retrouver des mois négatifs, il faut remonter à 2022 et 2023, quand les épargnants délaissaient l’assurance vie au profit des livrets : ces mois figurent dans le tableau détaillé ci-dessous. Depuis 2024, la dynamique est nettement repartie à la hausse, portée par le retour en grâce des fonds euros et la baisse du Livret A. Sur les huit premiers mois de 2026, la collecte nette cumulée atteint +43,5 milliards d’euros, en hausse de 6,9 milliards sur un an. Le premier semestre, à +36,5 milliards, était déjà un plus haut depuis 2006. Le mois d’août, traditionnellement calme, ralentit le rythme : +2,0 milliards de collecte nette, avec des prestations à leur plus haut niveau pour un mois d’août depuis trois ans.

Collecte nette mensuelle, en milliards d’euros (2024 à août 2026). Survolez une barre pour le montant exact. Source : France Assureurs.

Voir toute la série mensuelle depuis 2021 (cotisations, prestations, collecte nette, encours)
MoisCotis.Prest.NetteEncoursPart UC

Montants en milliards d’euros. Les cellules vides correspondent aux mois où France Assureurs ne détaillait pas encore l’information. Chaque mois reprend le chiffre de son propre communiqué ; France Assureurs peut légèrement réviser les données des mois antérieurs dans ses publications suivantes.

Cotisations et collecte annuelle

Deux chiffres à bien distinguer. Les cotisations sont le total des versements des épargnants sur l’année, autrement dit tout l’argent qui entre. La collecte nette retranche les prestations, c’est-à-dire les sommes qui sortent des contrats (rachats, décès, rentes) : c’est le solde réellement gagné par l’assurance vie, versements moins retraits.

La tendance est nette. Les cotisations sont passées de 144 milliards d’euros en 2022 à 192 milliards en 2025, un plus haut historique. La collecte nette, elle, a été multipliée par plus de trois entre 2023 et 2025.

Cotisations (barres) et collecte nette (courbe) annuelles, en milliards d’euros. Source : France Assureurs.

Rachats, décès, rentes : le détail des sorties

Que recouvrent exactement les prestations ? Le rapport annuel de France Assureurs en donne la décomposition complète pour 2025. Sur 141,5 milliards d’euros sortis des contrats (en baisse de 3,3 %), les rachats représentent 81,1 milliards, en recul de 5,2 % : les épargnants retirent moins, signe du regain d’attractivité du placement. Viennent ensuite les capitaux versés aux bénéficiaires au décès de l’assuré (49,5 milliards), les versements de rentes (6,9 milliards) et les capitaux échus des contrats arrivés à leur terme (4,0 milliards). Mis en perspective, l’ensemble des prestations ne représente que 7 % des encours : l’épargne reste massivement investie.

Prestations 2025 par nature, en milliards d’euros. Source : France Assureurs, rapport « L’assurance vie, année 2025 » (septembre 2026), périmètre des affaires directes en France, légèrement différent de celui des communiqués mensuels.

Ce même rapport confirme que l’assurance vie reste avant tout une épargne individuelle : les contrats à adhésion individuelle concentrent 178,1 des 194,0 milliards d’euros de cotisations 2025 sur ce périmètre (+11,3 % sur un an), contre 15,9 milliards pour les contrats collectifs (+6,5 %).

Quel est le rendement des fonds en euros ?

Le fonds en euros est le support à capital garanti de l’assurance vie. Son rendement moyen avait fondu pendant les années de taux bas, jusqu’à un point bas de 1,28 % en 2020 et 2021. La remontée des taux obligataires a inversé la tendance : le rendement moyen est remonté à 2,63 % en 2024 et 2,65 % en 2025, selon l’ACPR.

Taux de revalorisation moyen des fonds euros, contrats individuels, net de frais et avant prélèvements sociaux. Source : ACPR.

Pour servir ces taux, les assureurs puisent dans leurs réserves. La provision pour participation aux bénéfices, qui permet de lisser les rendements des fonds euros dans le temps, s’établit à 51,4 milliards d’euros fin 2025, en baisse de 4,1 % sur un an selon France Assureurs : les compagnies restituent progressivement aux assurés les rendements mis en réserve pendant les années de taux bas.

Fonds euros ou Livret A ?
En 2024, le Livret A rapportait en moyenne 3,0 %, davantage que les fonds euros. La hiérarchie s’est inversée : après ses baisses successives, le Livret A est tombé à 1,5 % en février 2026, quand les fonds euros tournent autour de 2,6 %. L’assurance vie reprend l’avantage sur le placement sans risque préféré des Français.

Fonds en euros ou unités de compte ?

Les Français diversifient de plus en plus leur épargne. La part des unités de compte, ces supports investis sur les marchés et non garantis, représente 39 % des cotisations en 2025, contre 38 % en 2024, et monte à 40 % sur les huit premiers mois de 2026. Rapportée à l’encours total, elle atteint 32 % fin 2025, soit treize points de plus qu’il y a vingt ans.

La remontée des rendements a aussi ramené les épargnants vers le fonds en euros. Après cinq années de décollecte, ce support a de nouveau attiré plus d’argent qu’il n’en est sorti en 2025, avec +8,1 milliards d’euros de collecte nette, et la tendance se confirme en 2026 avec +9,7 milliards sur les huit premiers mois. Les unités de compte restent toutefois le principal moteur : +33,9 milliards de collecte nette depuis janvier.

Le mouvement vers les marchés se lit aussi dans l’épargne déjà placée. Sur les contrats multisupports, les arbitrages entre supports ont dégagé en 2025 un solde net de +1,0 milliard d’euros des fonds euros vers les unités de compte, alors qu’il était favorable aux fonds euros (−2,6 milliards) en 2024. Autrement dit, les épargnants ne se contentent pas d’orienter leurs nouveaux versements vers les marchés : ils réallouent aussi une partie de leur capital existant.

Qui détient une assurance vie ?

L’assurance vie s’adresse à tous les Français. Fin 2025, on compte 20 millions de détenteurs, pour 43 millions de bénéficiaires et 57 millions de contrats. La durée moyenne d’un contrat est de 12,8 ans et 45 % des détenteurs en ont un de plus de dix ans, signe d’un placement de long terme. La détention progresse avec le patrimoine et l’âge, et concerne un tiers des ouvriers, la moitié des cadres et plus d’un agriculteur sur deux.

20 M
détenteurs
43 M
bénéficiaires
57 M
contrats

Sources : France Assureurs, INSEE (détention du patrimoine des ménages 2024), enquête Audirep 2026.

Où va l’argent de l’assurance vie ?

Cette épargne ne dort pas. Fin 2025, 63 % des encours financent des entreprises (25 % en actions, 33 % en obligations d’entreprises, 5 % en immobilier), 24 % vont aux obligations souveraines et 13 % à d’autres emplois.

Répartition de l’encours fin 2025. Source : France Assureurs.

Concrètement, l’assurance vie finance l’industrie, la santé, les infrastructures et la transition écologique. C’est aussi ce qui explique qu’elle revienne dans le débat public : 2 171 milliards d’euros représentent une manne que les responsables politiques regardent de près, surtout à l’approche des échéances électorales.

L’assurance vie luxembourgeoise, valeur refuge des gros patrimoines

Face à l’instabilité politique française, une partie des épargnants fortunés se tourne vers l’assurance vie luxembourgeoise. En 2025, les primes collectées auprès de la clientèle française ont atteint 16,4 milliards d’euros, en hausse de 20,3 %, après une envolée de 58,1 % en 2024. La France est de loin le premier marché du Luxembourg à l’international : elle en représente 54,6 % à elle seule, selon l’ACA, l’association des assureurs luxembourgeois.

Chez Cleerly, l’assurance vie luxembourgeoise fait partie de nos spécialités. Nous accompagnons les clients qui souhaitent y souscrire, et nous avons nettement ressenti cette hausse de la demande depuis la dissolution de 2024 et l’instabilité politique qui a suivi.

Primes collectées auprès de la clientèle française, en milliards d’euros. Source : ACA, Key Figures 2025 (aca.lu).

Le profil de ces contrats confirme une logique patrimoniale. Sur ce marché international, l’ACA relève que près de 95 % des versements sont des primes uniques, payées en une fois à l’ouverture, et qu’environ trois quarts de l’épargne sont investis en unités de compte plutôt qu’en fonds euros garanti. On est loin de l’épargne de précaution : c’est une démarche de placement et de transmission, portée par une clientèle avertie.

Trois atouts expliquent cet engouement. Le contrat luxembourgeois est portable : il suit son titulaire en cas d’expatriation, sans clôture. Il applique la fiscalité du pays de résidence au moment du rachat. Et il échappe au dispositif de la loi Sapin 2, qui permet en France de limiter temporairement les rachats en cas de crise financière grave. S’y ajoute le « triangle de sécurité », qui sépare strictement les avoirs de l’assuré, de l’assureur et de la banque dépositaire.

La prudence reste de mise. La faillite de l’assureur FWU Life, qui distribuait environ 30 000 contrats en France, a rappelé que le risque existe : remboursés en priorité, beaucoup d’épargnants n’ont récupéré qu’une partie de leur capital. Mieux vaut donc privilégier une compagnie aux garanties solides et à l’expérience reconnue.

Les frais peuvent aussi être élevés sur ces contrats et pèsent alors sur la performance nette. C’est l’un des intérêts du fonds d’assurance spécialisé (FAS), qui permet de loger directement les actifs de son choix et de mieux maîtriser les frais. Nous en détaillons le fonctionnement dans notre guide du FAS en assurance vie luxembourgeoise.

Questions fréquentes

Combien de Français ont une assurance vie ?

20 millions de détenteurs à fin 2025, pour 57 millions de contrats et 43 millions de bénéficiaires.

Quel est l’encours moyen d’une assurance vie ?

Rapporté au nombre de contrats, l’encours moyen ressort autour de 38 000 euros, mais il varie fortement selon l’âge et le patrimoine.

Quel est le rendement d’une assurance vie en 2025 ?

Le fonds en euros a rapporté 2,65 % en moyenne en 2025 selon l’ACPR. Les unités de compte ont délivré une performance moyenne de 4,6 %, nette de frais de gestion, mais sans garantie du capital.

L’assurance vie rapporte-t-elle plus que le Livret A ?

Depuis 2025, oui pour le fonds euros : le Livret A est passé à 1,5 % en février 2026, sous le rendement moyen des fonds euros.

Journaliste, média ou confrère ?

Ces chiffres sont actualisés chaque mois et peuvent être cités. Pour une interview, une donnée précise ou une mise en perspective sur l’assurance vie, écrivez-nous.

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Benoît Fruchard, fondateur de Cleerly
Benoît Fruchard
Fondateur de Cleerly, conseiller en gestion de patrimoine. Page mise à jour chaque mois à la publication des chiffres de France Assureurs.