Calculez la rentabilité réelle de votre investissement locatif

Rendement brut, net, net-net, cash-flow mensuel, plus-value à la revente, TRI : un simulateur complet, intégrant le financement, la fiscalité (5 régimes), l'indexation des loyers et la nouvelle réintégration des amortissements LMNP. Calculs 100 % dans votre navigateur, aucune donnée enregistrée.

Calcul 100 % local (aucune donnée envoyée) Fiscalité 2026 sourcée (BOFiP, Légifrance) Gratuit, sans inscription
Préréglages :
Achat & revente
Financement
Location
Charges & gestion
Paramètres avancés (LMNP, amortissement)
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Bilan financier sur la durée

Décomposition de votre opération à la revente : ce que vous avez investi, ce que vous récupérez.

Cash-flow mensuel (année 1)

Différence entre vos loyers et toutes les sorties (mensualité, charges, impôts). Négatif = effort d'épargne.

Détail année par année

Évolution complète de l'opération sur la durée de détention.

Année Loyers nets Charges Intérêts Capital remb. Impôts Cash-flow CF cumulé Capital RD Valeur bien

Comparaison des régimes fiscaux

Mêmes hypothèses (loyer, charges, financement) appliquées à chaque régime. Le régime fiscalement optimal est mis en évidence.

Régime Impôts an 1 Cash-flow / mois Rendement net-net Gain net total TRI

Le calcul applique automatiquement les contraintes de plafond (micro-foncier 15 000 €, micro-BIC LD 83 600 €, tourisme non classé 15 000 €). Si votre loyer dépasse, le régime n'est pas affiché comme éligible.

Détail du régime sélectionné

Faire le point avec un conseiller

Réussir un investissement locatif commence par un calcul lucide. La rentabilité brute affichée dans une annonce ne reflète quasiment jamais ce que vous gagnerez réellement. Entre les charges, la taxe foncière, la vacance locative, le coût du crédit et la fiscalité, il n’est pas rare de passer d’un rendement brut de 6 % à une rentabilité nette-nette de 2 à 3 %. Notre simulateur d’investissement locatif vous donne en quelques minutes les chiffres qui comptent : rentabilité brute, nette, nette-nette, cash-flow mensuel et gain total sur la durée de détention. Suivez le guide pour calculer la rentabilité de votre projet, choisir le bon régime fiscal et identifier les villes les plus rentables en 2026.

Pourquoi calculer la rentabilité d’un investissement locatif ?

La rentabilité locative est l’indicateur central d’un investissement locatif. Elle mesure ce que rapporte un bien par rapport à son coût total. Le calcul vous sert à trois choses concrètes :

En 2026, le contexte rend ce calcul plus important que jamais. Les taux d’emprunt se sont stabilisés autour de 3 à 3,5 % sur 20 ans selon les profils, mais les prix immobiliers résistent dans les grandes villes. La rentabilité s’est érodée mécaniquement. Acheter au bon prix et bien choisir son régime fiscal devient le seul vrai levier pour rentabiliser un investissement locatif.

Il existe trois niveaux de calcul de rentabilité, du plus simple au plus précis : la rentabilité brute, la rentabilité nette et la rentabilité nette-nette. Chacun vous donne une information différente. On les détaille tout de suite.

Comment calculer la rentabilité locative ? Les 3 niveaux à connaître

Lors de l’acquisition d’un bien, on calcule dans un premier temps la rentabilité brute pour avoir une première information. Mais pour vraiment déterminer le rendement locatif, il faut tenir compte de plusieurs éléments : le loyer effectif, le prix d’acquisition complet, les charges et la fiscalité.

Qu’est-ce que la rentabilité brute d’un investissement locatif ?

Ce premier calcul est utile lors de votre recherche, pour comparer rapidement l’intérêt d’un bien par rapport à un autre. La rentabilité brute prend en compte uniquement le loyer annuel et le prix du logement :

(Loyer hors charges x 12 mois) / Prix d’acquisition x 100

Exemple : pour un studio acheté 100 000 €, loué 500 € par mois, la rentabilité brute est de :

(500 € x 12) / 100 000 € = 6 %

La rentabilité brute ne reflète pas la réalité du rendement de l’investissement. Elle ignore la taxe foncière, les charges de copropriété, l’éventuelle vacance locative et la fiscalité. Pour aller plus loin, il faut intégrer d’autres critères et calculer la rentabilité nette.

Comment se calcule la rentabilité nette d’un investissement locatif ?

Pour obtenir un indicateur plus précis sur la viabilité de votre projet immobilier, vous devez intégrer au calcul du rendement net les éléments suivants :

Reprenons notre exemple précédent, le rendement brut était de 6 %. Voilà ce que ça donne en rentabilité nette :

Frais diversMontant
Prix d’acquisition hors frais de notaire100 000 €
Loyer hors charges500 € / mois
Soit 6 000 € par an
Taxe foncière hors ordures ménagères500 €
Charges non récupérables
(30 % des charges annuelles de copropriété d’environ 600 €)
180 €
Assurance propriétaire non occupant (PNO)100 €
Frais de gestion 10 % des encaissements6 000 € x 10 % soit 600 €
Total des charges1 380 €
Rendement locatif net(6 000 € – 1 380 €) / 100 000 €
Soit 4,62 %
Exemple de calcul de rendement locatif net

Vous avez déjà une idée plus précise du rendement de votre investissement. Mais il manque encore un élément majeur : la fiscalité.

Qu’est-ce que la rentabilité nette-nette (ou nette d’impôts) ?

La rentabilité nette-nette, aussi appelée rentabilité nette d’impôts, est le calcul le plus fidèle à la réalité. Elle intègre la fiscalité applicable à vos revenus locatifs (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux) ainsi que les frais souvent oubliés au moment de l’achat. Pour la calculer, vous devez tenir compte des éléments suivants :

ChargesMontants à prendre en compte
Frais de notaireEnviron 2,5 % dans le neuf et 7 à 8 % dans l’ancien
Commission d’agence le cas échéantEntre 4 % et 7 % du prix du bien (souvent inclus dans le prix annoncé)
Charges non récupérables auprès du locataireEnviron 30 % des charges totales de copropriété restent à la charge du propriétaire
TravauxPrévoir une trésorerie pour les aléas (entre 10 % et 20 % des loyers annuels)
AssurancesAssurance PNO (propriétaire non occupant)
Assurance loyers impayés ou GLI (environ 3 % des loyers et charges)
Frais de gestion6 à 10 % sur les encaissements en location classique
10 à 15 % en colocation ou meublé
TaxesTaxe foncière hors ordures ménagères et CFE (cotisation foncière des entreprises) pour les locations meublées
Honoraires diversMise en location, état des lieux, signature du bail
Diagnostics techniques en cas de changement de locataire
FiscalitéImposition sur le barème progressif de l’impôt sur le revenu (TMI 0 à 45 %) plus les prélèvements sociaux à 17,2 %
Les frais à intégrer pour calculer la rentabilité nette-nette d’un investissement locatif

Ce calcul de la rentabilité nette-nette va vous aider à préparer un business plan immobilier incluant un plan de financement précis pour votre investissement.

Si vous ne connaissez pas encore le détail des charges, une approximation rapide consiste à compter 2 à 3 mois de loyer pour les frais annuels (charges, taxe foncière, assurance, vacance) si vous gérez vous-même votre bien. Pour notre exemple, cela donnerait : (500 € x 9 mois) / 100 000 € soit 4,5 % de rentabilité nette.

Cash-flow d’un investissement locatif : ce que vous gagnez (ou perdez) chaque mois

La rentabilité est un pourcentage qui permet la comparaison. Le cash-flow est un montant en euros : c’est ce qui reste sur votre compte chaque mois une fois toutes les charges payées et la mensualité du crédit prélevée.

Cash-flow mensuel = Loyer encaissé – charges – mensualité de crédit – impôts

Trois cas de figure sont possibles :

Beaucoup d’investisseurs raisonnent uniquement en rentabilité brute et découvrent leur effort d’épargne mensuel après l’achat. Faites tourner notre simulateur en intégrant votre crédit pour avoir le chiffre exact.

Quel régime fiscal choisir pour optimiser un investissement locatif en 2026 ?

Le choix du régime fiscal est le levier le plus puissant pour améliorer la rentabilité nette-nette de votre investissement locatif. Selon que vous louez nu ou meublé, plusieurs régimes coexistent. Voici comment les départager.

Location nue : micro-foncier ou régime réel ?

Si vous louez votre bien vide, vos loyers sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers. Vous avez le choix entre deux régimes :

L’option pour le régime réel foncier vous engage pour une durée minimale de 3 ans. Étudiez bien votre projet sur cette période avant de basculer.

Location meublée : micro-BIC ou LMNP au réel ?

Si vous louez en meublé, vos loyers basculent dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) sous le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) tant que vos recettes restent inférieures à 23 000 € par an et à la moitié des revenus du foyer fiscal. Là encore, deux options :

Nouveauté fiscale importante depuis le 15 février 2025 : la loi de finances 2025 a instauré la réintégration des amortissements pratiqués dans le calcul de la plus-value à la revente d’un bien LMNP au régime réel. Concrètement, l’avantage fiscal obtenu pendant la location est partiellement repris à la sortie. Cette mesure ne s’applique pas aux résidences services (étudiantes, seniors, EHPAD). À intégrer dans votre simulation si vous envisagez une revente à moyen terme.

Tableau comparatif des régimes fiscaux d’un investissement locatif

RégimeType de locationPlafond de recettesAvantageÀ privilégier si
Micro-foncierNue15 000 €/anAbattement 30 %Charges réelles < 30 % des loyers
Réel foncierNuePas de plafondDéduction des charges et travaux
Déficit foncier jusqu’à 10 700 €/an
Travaux importants ou charges > 30 %
Micro-BICMeublée longue durée77 700 € (revenus 2025)
83 600 € (à partir de 2026)
Abattement 50 %Bien acheté comptant ou peu de charges
LMNP réelMeubléePas de plafond (au-delà de 23 000 €, vigilance LMP)Amortissement du bien et du mobilier
Charges réelles déductibles
Bien financé à crédit, charges importantes
Comparatif des principaux régimes fiscaux pour un investissement locatif en 2026

Dans la majorité des cas où l’on finance son investissement locatif à crédit, le LMNP au régime réel s’impose comme le régime le plus avantageux pendant toute la durée du prêt. Notre simulateur compare automatiquement les régimes pour vous aider à arbitrer.

Le statut du bailleur privé (loi de finances 2026)

La loi de finances 2026 a créé un nouveau dispositif d’incitation pour la location nue longue durée, parfois appelé « statut du bailleur privé ». Il ouvre pour la première fois un mécanisme d’amortissement aux propriétaires de biens loués nus, avec des taux de 3 % à 5,5 % par an sur 80 % du prix d’acquisition selon le niveau de loyer pratiqué. La contrepartie est exigeante : engagement de location de 9 ans minimum, loyers plafonnés selon la grille Loc’Avantages (intermédiaire, social ou très social), et plafond annuel de déduction compris entre 8 000 € et 12 000 €. Ce dispositif peut intéresser les investisseurs souhaitant rester en location nue tout en bénéficiant d’un amortissement comparable au LMNP.

Quelle rentabilité viser pour un investissement locatif rentable ?

Il n’y a pas de réponse universelle, car le bon taux dépend de votre stratégie. Mais voici des repères concrets pour vous situer :

Un bon rendement net-net dépend aussi de votre tranche marginale d’imposition. À TMI 30 %, viser 4 % net-net est déjà un excellent résultat sur un projet financé à crédit. À TMI 45 %, sans optimisation fiscale, le calcul devient plus serré.

Comment optimiser le rendement de son investissement locatif ?

Plusieurs leviers permettent d’améliorer concrètement la rentabilité de votre investissement locatif. Aucun n’est magique, mais combinés intelligemment ils peuvent transformer un projet limite en opération vraiment intéressante.

Quels dispositifs fiscaux pour un investissement locatif en 2026 ?

Plusieurs dispositifs permettent de réduire votre fiscalité et d’améliorer mécaniquement votre rendement. Attention à bien vérifier les conditions d’éligibilité avant de vous engager :

Le dispositif Pinel et le Censi-Bouvard ne sont plus disponibles. Le Pinel s’est arrêté le 31 décembre 2024 et le Censi-Bouvard le 31 décembre 2022. Méfiez-vous des contenus qui les présentent encore comme des solutions actives.

Optimiser la rentabilité grâce au LMNP (loueur meublé non professionnel)

Investir dans un logement meublé permet de bénéficier des avantages fiscaux du LMNP au régime réel. Le mécanisme d’amortissement permet de générer un déficit comptable, et vos recettes locatives échappent ainsi à l’imposition pendant plusieurs années. La doctrine applicable figure dans le Bulletin officiel des finances publiques (BOI-BIC-AMT-20-40-10) et repose sur les articles 39 A et 39 C du Code général des impôts.

Vous pouvez également investir en LMNP en résidence services (résidence étudiante, senior, EHPAD). Ce placement vous permet, lors d’un achat en VEFA, de récupérer la TVA et de déléguer entièrement la gestion via un bail commercial signé avec l’exploitant de la résidence. C’est un dispositif que je n’apprécie pas du tout particulièrement car il y a souvent des grosses moins-values au moment de la revente. En effet, au bout de 9 ans, le bailleur est libre de renégocier comme il le souhaite les conditions du bail (et donc le loyer de ce bail). De plus, si l’exploitant décide de quitter les lieux, bon courage pour trouver un nouveau bailleur !

Pourquoi recourir à un prêt in fine pour un investissement locatif ?

Une autre solution pour optimiser un investissement locatif est de le financer via un prêt in fine. Ce type de crédit consiste à ne payer que les intérêts pendant la durée du prêt, le capital étant remboursé en une seule fois à la dernière échéance, généralement grâce à une assurance-vie ou un autre placement nanti.

Ce mécanisme permet d’auto-financer son investissement. Avec le crédit in fine, les mensualités sont moins élevées, ce qui réduit voire annule le cash-flow négatif. Sur le plan fiscal, les intérêts d’emprunt restent intégralement déductibles chaque année (en régime réel), ce qui en fait un montage à envisager pour les contribuables fortement imposés.

Néanmoins, ce type de prêt est réservé aux personnes disposant d’une épargne importante ou d’un patrimoine existant. La banque demande une garantie par nantissement en plus d’une hypothèque pour s’assurer que le capital pourra être remboursé en fin de crédit.

La colocation, levier de rentabilité souvent sous-exploité

Louer un grand logement en colocation peut booster la rentabilité de 15 à 30 % par rapport à une location classique. Sur un T4 à Lyon par exemple, un loyer global de 1 200 € en location classique peut atteindre 1 500 € en colocation (3 chambres à 500 €). Cette stratégie suppose une demande locative étudiante ou jeune actif, un agencement adapté (chaque chambre fermée, espaces communs cohérents) et une gestion plus active. Les frais de gestion et le taux de vacance sont aussi structurellement plus élevés car il y a plus de turnover et de réparations (10 à 12 % de gestion, 6 à 10 % de vacance), à intégrer dans votre simulation.

Quels critères vérifier pour réussir un investissement locatif ?

Pour améliorer la rentabilité locative et investir sereinement dans l’immobilier locatif, vérifiez les critères suivants avant toute décision :

Le calcul de la rentabilité doit être le plus précis possible pour éviter les mauvaises surprises et construire un plan de financement solide. Gardez à l’esprit qu’il convient toujours d’anticiper et de conserver une marge de manœuvre financière. Les avantages fiscaux et la plus-value à la revente doivent rester des bonus : l’investissement doit être intéressant à la base.

N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’experts immobiliers, à faire appel à un courtier ou à nous contacter pour étudier votre projet et protéger vos intérêts.

Les 5 erreurs qui plombent la rentabilité d’un investissement locatif

Au-delà du calcul, certains pièges récurrents transforment un investissement prometteur en mauvaise opération. Voici les cinq erreurs les plus fréquentes à éviter :

Quelles sont les villes les plus rentables pour investir en 2026 ?

La rentabilité brute locative moyenne en France oscille entre 3 % à Paris et plus de 8 % dans certaines villes moyennes en 2026. Cette disparité s’explique par les écarts de prix au mètre carré et la dynamique de la demande locative. Selon les études Lokimo, FNAIM et MeilleursAgents, voici une photographie 2026 des principales villes françaises.

ClassementVillePrix moyen au m²Loyer moyen au m²Rendement brut moyen
1Saint-Étienne1 420 €10,5 €~ 8,5 %
2Mulhouse1 400 €10 €~ 8,5 %
3Perpignan1 700 €11 €~ 7,5 %
4Le Mans1 850 €10,5 €~ 6,8 %
5Rouen2 700 €13,5 €~ 6 %
6Grenoble2 595 €12,4 €~ 5,7 %
7Marseille3 234 €14,5 €~ 5,4 %
8Montpellier3 450 €15 €~ 5,2 %
9Lille3 700 €16 €~ 5,2 %
10Angers3 100 €12,8 €~ 4,9 %
Classement 2026 des villes offrant le meilleur rendement locatif brut moyen (sources : Lokimo, MeilleursAgents, Foncia)

Un investissement peut bien sûr être rentable dans toutes les villes, à condition de regarder également l’emplacement précis (quartier, transports, écoles), le prix au regard du marché local et la demande locative effective. Une rentabilité élevée affichée à Saint-Étienne ne signifie pas qu’un studio acheté n’importe où dans la ville sera rentable. Par contre, de mon point de vue, si vous habitez Angers, ce n’est pas pertinent d’investir à Saint-Etienne si vous ne connaissez pas la ville.

C’est pourquoi avant de vous lancer vous devez étudier votre projet immobilier dans son ensemble. Il est conseillé d’être accompagné par des experts qui sauront vous guider selon votre profil emprunteur et vos objectifs patrimoniaux.

Saviez-vous qu’il est aussi possible d’investir dans la pierre en profitant de l’effet de levier avec des SCPI ? Contactez-nous pour en savoir plus.

FAQ : tout ce qu’il faut savoir sur la rentabilité d’un investissement locatif

Comment calculer la rentabilité d’un investissement locatif ?

Pour calculer la rentabilité d’un investissement locatif, vous devez mettre en rapport les revenus locatifs annuels et le coût total d’acquisition du bien. Trois niveaux de calcul existent : la rentabilité brute (loyer annuel divisé par le prix d’achat), la rentabilité nette qui déduit les charges (taxe foncière, copropriété non récupérable, assurances, gestion), et la rentabilité nette-nette qui intègre en plus la fiscalité (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux à 17,2 %). Notre simulateur réalise les trois calculs en quelques secondes.

Qu’est-ce qu’un bon taux de rentabilité pour un investissement locatif ?

Tout dépend de votre stratégie. En 2026, en dessous de 3 % brut vous serez en effort d’épargne important. Entre 3 % et 5 % brut, vous misez sur la valorisation du bien à la revente, c’est typique des grandes villes. Entre 5 % et 7 % brut, vous pouvez viser un cash-flow neutre voire positif avec un bon montage en LMNP réel. Au-delà de 7 % brut, le cash-flow positif devient possible mais vous devez vérifier la qualité de l’emplacement et le risque de vacance locative.

Quelle est la différence entre rentabilité brute, nette et nette-nette ?

La rentabilité brute prend en compte uniquement le loyer annuel et le prix d’achat. La rentabilité nette intègre les charges supportées par le propriétaire (taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, assurances, frais de gestion). La rentabilité nette-nette ajoute la fiscalité (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux). Un bien affiché à 6 % brut tombe souvent à 4 % net et 2 à 3 % net-net après impôts.

Quel régime fiscal choisir pour un investissement locatif en 2026 ?

Pour une location nue, le micro-foncier (abattement 30 %) est plus simple si vos charges sont inférieures à 30 % des loyers, sinon optez pour le régime réel foncier qui permet de déduire les charges réelles et de créer un déficit foncier imputable jusqu’à 10 700 € par an. Pour une location meublée (LMNP), le micro-BIC (abattement 50 %) convient si vous achetez comptant ou avez peu de charges. Si vous financez à crédit, le LMNP au régime réel est presque toujours plus avantageux grâce au mécanisme d’amortissement qui ramène souvent l’imposition à zéro pendant plusieurs années.

Quelles sont les villes les plus rentables pour investir en 2026 ?

En 2026, les villes affichant les meilleurs rendements bruts sont Saint-Étienne et Mulhouse (autour de 8,5 %), Perpignan (7,5 %), Le Mans (6,8 %) et Rouen (6 %). Les grandes métropoles comme Grenoble (5,7 %), Marseille (5,4 %) et Montpellier (5,2 %) offrent un bon compromis entre rentabilité et sécurité locative. Paris reste en queue de peloton avec environ 3,9 % brut moyen. Au-delà du chiffre brut, l’emplacement précis dans la ville et la qualité de la copropriété sont déterminants.

Qu’est-ce que le cash-flow d’un investissement locatif ?

Le cash-flow est ce qui reste sur votre compte chaque mois une fois toutes les charges payées et la mensualité du crédit prélevée. Il se calcule ainsi : loyer encaissé moins charges moins mensualité de crédit moins impôts. Un cash-flow positif signifie que le bien s’autofinance. Un cash-flow négatif (effort d’épargne) signifie que vous mettez de votre poche chaque mois. À la différence de la rentabilité qui est un pourcentage, le cash-flow est un montant en euros qui parle directement à votre trésorerie.

Comment optimiser la rentabilité d’un investissement locatif ?

Plusieurs leviers existent : bien négocier le prix d’achat (la rentabilité se construit à l’achat), choisir le régime fiscal le plus adapté (LMNP réel dans la majorité des cas où l’on emprunte), opter pour une location meublée ou en colocation pour augmenter le loyer, recourir à un prêt in fine si votre profil le permet, ou utiliser les dispositifs de défiscalisation encore actifs (Denormandie, Malraux, Monuments historiques, Loc’Avantages, statut du bailleur privé). Évitez les promesses de rentabilités trop élevées sans contrepartie de risque.

La loi Pinel existe-t-elle encore en 2026 ?

Non, le dispositif Pinel s’est arrêté définitivement le 31 décembre 2024. Aucune nouvelle réservation n’est possible depuis cette date. Les investisseurs ayant déjà acquis un bien sous Pinel continuent à bénéficier de la réduction d’impôt jusqu’à la fin de leur engagement. Pour les nouveaux projets en location nue, le dispositif Loc’Avantages, la loi Denormandie ou le statut du bailleur privé créé par la loi de finances 2026 peuvent prendre le relais selon le profil du bien et de l’investisseur.

Quel apport faut-il pour un investissement locatif ?

En 2026, les banques demandent généralement entre 10 % et 20 % d’apport pour un investissement locatif, ce qui couvre principalement les frais de notaire et les éventuels frais de garantie. Certains établissements acceptent encore des dossiers sans apport pour des profils solides (bons revenus, stabilité professionnelle, projet bien construit). L’apport joue directement sur la mensualité, le cash-flow et donc le TRI de l’opération. Notre simulateur permet de comparer plusieurs scénarios d’apport.

Comment la fiscalité influence-t-elle la rentabilité d’un investissement locatif ?

La fiscalité peut faire perdre 1 à 3 points de rentabilité nette selon votre tranche marginale d’imposition. À TMI 30 %, un bien affichant 4,5 % de rentabilité nette tombera typiquement à 2,5 à 3 % nette-nette en micro-foncier ou micro-BIC. C’est pourquoi le choix du régime fiscal est aussi déterminant que celui du bien lui-même. Un bon montage en LMNP au régime réel ou en déficit foncier peut ramener l’imposition à zéro pendant plusieurs années et préserver la rentabilité réelle.

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