Quels sont les 6 placements qui rapportent mensuellement ?

Expert
Par Benoît Fruchard
Mis à jour le 16 novembre 2022

Si vous êtes en quête de revenus mensuels (ou au moins réguliers), certains placements doivent être préférés à d’autres. Pour trouver « le bon », il faudra toutefois commencer par faire un point clair sur vos attentes. Quel est le rendement que vous attendez et surtout, quel est le niveau de risques que vous êtes prêt à accepter pour l’atteindre ? Même si les solutions pour placer son argent à court, moyen ou long terme sont nombreuses, nous allons voir ici celles qui nous paraissent les plus adaptées au plus grand nombre. 

Comment placer de l’argent qui rapporte mensuellement ?

Les placements qui versent un revenu tous les mois ne sont pas légion. Parmi eux, on trouve bien sûr les livrets réglementés. Mais il s’agit plutôt de produits d’épargne, pas de « vrais » placements. 

Leurs taux ont été revalorisés en 2022. Ils ont donc regagné un peu en intérêt, même si leur rentabilité reste assez limitée. 

Taux
Livret A2 %
LDD2 %
LEP4,6 %
Le taux des livrets réglementés

Pour trouver un investissement vraiment rentable en 2022 ou 2023, il faudra donc aller voir ailleurs. Les livrets réglementés sont en plus plafonnés. Si vous avez des sommes importantes à placer, ils ne sont donc pas adaptés. Rien ne vous empêche toutefois de laisser un peu d’argent dessus afin de profiter de leur liquidité, et de « dynamiser » le reste sur des supports au potentiel plus élevé. 

Les enveloppes « classiques » font partie, selon nous, des meilleures solutions pour placer votre argent : 

Le compte ETF pourrait aussi intégrer cette liste, mais les ETF sont des produits complexes, qui ne s’adressent clairement pas à tout le monde. 

Les actifs acquis via ces enveloppes ne généreront pas forcément des revenus mensuels. Parfois, ils seront trimestriels. Ils pourront aussi être calculés tous les mois mais versés en fin d’année. Tout dépend du support. 

Bien sûr, de nombreuses autres solutions existent pour se constituer des revenus réguliers : investissement locatif, vente en viager, pierre-papier, crowdfunding, cryptomonnaies (staking / mining)… Le « meilleur » placement pour vous dépendra de votre profil, de vos objectifs, de votre horizon de placement… 

Investir son argent : 6 erreurs à éviter

Bien investir, c’est faire les bons choix et éviter les écueils. Voici 6 pièges à éviter et à garder en tête avant de réaliser votre prochain placement.  

1. Ne placez pas tout votre argent sur les livrets réglementés.

Ils sont certes liquides et défiscalisés, mais ils rapportent peu. Le livret A sert par exemple 2 % par an, et si l’on corrige ce taux de l’inflation, il ne reste pas grand chose. Nous vous conseillons plutôt de conserver une épargne disponible sur ce type de support et de réaliser en parallèle des placements plus offensifs afin d’aller chercher un meilleur rendement (assurance-vie, PEA…). 

2. Ne pensez pas qu’il faut nécessairement être un expert des marchés financiers pour investir en actions, en obligations ou dans des fonds !

De nombreuses solutions s’offrent à ceux qui débutent ou qui ne souhaitent pas apprendre. En assurance-vie par exemple, vous aurez accès à des modes de gestion idéaux pour les néophytes. En gestion sous mandat par exemple, vous ne gérerez rien vous-même, mais profiterez quand même du dynamisme des marchés financiers. 

3. Si les « titres vifs » (actions, obligations…) vous font peur, pensez aux fonds d’investissement (OPCVM, FCP…).

L’avantage est qu’ici, c’est une société de gestion qui s’occupe de tout, selon votre profil, vos objectifs, votre horizon de placement… Vous confiez dont la tâche délicate de la gestion à des pros. 

4. N’oubliez pas les risques. Les placements les plus rémunérateurs sont très souvent les plus risqués.

C’est le cas par exemple des produits boursiers : un potentiel très élevé, mais des risques de pertes en capital qui le sont tout autant. Étudiez toujours le couple rendement / risques avant de placer vos billes. 

5. Évitez de « mettre tous vos oeufs dans le même panier ».

Diversifiez un maximum afin de diluer les risques. Si vous avez par exemple 50 000 euros à placer, répartissez sur plusieurs contrats, actifs, secteurs, zones géographiques, marchés… De cette façon, vous serez moins exposé sur chacune de vos positions. 

6. Fuyez les offres en ligne trop alléchantes, du type « petit investissement qui rapporte rapidement ». Vérifiez toujours que le courtier, le broker, la banque en ligne… qui vous promet cela est solide et jouit d’une expérience qui parle pour elle. Il n’y a pas de miracle : les placements les plus rémunérateurs sont souvent à long terme, et les gains arrivent rarement 

tout de suite. 

L’investissement locatif 

Où mettre son argent en dehors des banques ? Bon nombre d’épargnants ont peu confiance en les marchés financiers. Certains d’entre eux se tournent alors vers l’immobilier locatif. Pour beaucoup, investir dans la pierre reste le meilleur placement pour gagner de l’argent de manière régulière sans prendre trop de risques. 

L’investissement locatif fait donc souvent partie des premières solutions auxquelles on pense. Il est vrai que cela reste un placement « solide ». Attention toutefois, le marché évolue : il est tout à fait possible que la valeur du bien acheté pour être mis en location baisse avec le temps. 

Niveau rendement, on estime que la rentabilité tourne aux alentours de 2 à 7 % en moyenne. Si le bien a pris en valeur, la plus-value vient s’ajouter aux revenus des loyers. Et au final, l’opération s’avère très intéressante. Attention toutefois : le locatif reste assez contraignant. Étudier le marché, trouver le « bon » bien, passer devant le notaire, trouver et gérer un locataire… sont autant de passages obligés, qui pourront en rebuter certains. Sans oublier les travaux éventuels, les taxes, la fiscalité sur les revenus… 

Si le bien locatif est financé à crédit et que le loyer excède l’échéance d’emprunt et les charges, on se retrouve avec un cash flow et donc, des revenus complémentaires mensuels ! 

L’investissement locatif demande une forte implication. Il ne s’agit pas d’un investissement que l’on fait en ligne depuis son canapé en 10 minutes. Si les démarches inhérentes à ce type d’opération vous freinent, pensez aux SCPI. Nous en parlons plus bas. 

Certains épargnants font le choix d’acheter une place de parking ou un garage. Et cette opération peut être juteuse, sous réserve de bien calculer la rentabilité en amont et de trouver le meilleur emplacement. 

Les actions 

Les actions ont probablement le titre d’ « investissement le plus rentable au monde ». Disons en tout cas que le potentiel de gains fait partie des plus élevés que l’on peut trouver (avec peut-être l’investissement en private equity). 

Les actions, et en général les produits boursiers, sont des placements à long terme. Vous pouvez prendre des positions plus courtes, mais on sera alors plutôt dans de la spéculation. Et les risques de pertes sont énormes. Sur le long terme (des années), on lisse les risques dans le temps. Les actions sont des actifs volatiles : elles peuvent très bien réaliser – 10 % sur une année et + 30 % l’année suivante. Le but est que les gains compensent les pertes sur le long terme. 

Si vous souhaitez investir en actions, sachez que le ticket d’entrée est relativement bas : quelques dizaines d’euros, selon les titres. Il s’agit aussi d’un placement liquide : vous pourrez revendre vos actifs à tout moment. 

Les actions sont accessibles en vif en assurance-vie, PEA, compte-titres… Il est aussi possible d’acquérir des parts de fonds en actions (nous y revenons plus bas). 

Investir en actions requiert de diversifier au maximum. Arbitrez entre grosses capitalisations, « small caps », investissez sur plusieurs secteurs, zones géographiques… Ce faisant, vous minorez les risques. La plupart des enveloppes qui vous permettent d’acquérir des actions vous donnent accès, par exemple, à des paniers d’actions thématiques.  

Comme dit, les actions ne vous verseront pas des revenus extrêmement réguliers. Mais le rendement lissé à l’année pourra tourner aux alentours de 5 à 10 % (sur un horizon long terme toujours). Dividendes et plus-values sont alléchants, mais attention aux risques. N’investissez jamais 100 % de votre épargne sur ces actifs volatiles. 

Si vous n’y connaissez pas grand chose, pensez à la gestion sous mandat ! Celle-ci a un coût, mais au moins, ce seront des professionnels qui passeront les ordres à votre place. Cela n’évitera pas les risques de pertes en capital, mais au moins la gestion sera calibrée à votre profil et à vos objectifs. 

Les obligations 

Les obligations sont aussi des produits de bourse, mais elles sont globalement moins risquées que les actions. En achetant des obligations, vous consentez un crédit à une entreprise ou à un État. En contrepartie, vous percevez des intérêts mensuels

Comme les actions, les obligations peuvent être acquises dans un compte-titres, ou dans une enveloppe fiscale comme l’assurance-vie ou le PEA. Les rendements sont plus faibles que ceux des actions qui performent : comptez entre 1 et 3 % en moyenne. Cela peut aller au delà, mais avec des risques plus élevés (qui dépendent notamment de l’émetteur). 

Les obligations sont un investissement à horizon moyen / long terme. Prenez ça en compte. Et attention aussi à la liquidité : certaines obligations ne sont pas « vendables » si facilement. 

Les obligations vous permettent de diversifier au maximum, tout comme les actions. Des entreprises de tous les secteurs et de toutes les zones géographiques en émettent. Lendopolis vous permet par exemple d’investir en financement participatif en énergies renouvelables, avec des gains (intérêts) et une durée connus.  

Les fonds d’investissement 

Il existe une grande variété de fonds. Tous ont leur propre composition mais on trouve des fonds actions, des fonds obligations, des fonds monétaires… 

Ces fonds peuvent prendre être de différents types : OPCVM (Organisme de placement collectif en valeurs mobilières),  FCP (Fonds commun de placement)… Dans tous les cas, en acquérant des parts, vous investissez dans un portefeuilles d’actifs. La composition exacte dépend des choix opérés par la société qui gère le fonds. 

L’avantage d’investir en fonds plutôt qu’en titres vifs, c’est que vous diversifiez « automatiquement ». Les fonds sont composés de nombreuses valeurs mobilières. Même s’ils sont sectoriels / thématiques, ils permettent de minorer les risques, au moins dans une certaine mesure. Attention toutefois : cela est loin de vouloir dire qu’il n’y a aucun risque de pertes en capital. 

Avant de choisir vos fonds, que ce soit en assurance-vie, PEA…, regardez bien le niveau de risques. Celui-ci est visible sur le DICI (Document d’informations clé de l’investisseur). 

Les OPC et autres FCP présentent un très bon potentiel de rendement. Une fois encore, il s’agit de placements long terme, qui doivent être conservés dans le temps pour lisser les risques et maximiser le rendement. Le ticket d’entrée est de quelques centaines d’euros en général. Tout dépend du fonds.  

Le crowdfunding immobilier

Rares sont les investissements qui « rapportent » rapidement et sur du court terme. Le crowdfunding immobilier en fait partie. 

Le principe est simple : il s’agit de prêter de l’argent à des professionnels de l’immobilier : promoteurs, marchands de biens… Et en contrepartie de ce prêt obligataire, vous touchez des intérêts (comme pour les obligations), et donc des revenus réguliers

Le rendement peut attendre 8 à 10 % en moyenne. Et l’horizon de placement est court : entre 12 et 24 mois en moyenne, selon les plateformes et les projets immobiliers. Les risques sont en outre très modérés. Fundimmo et Raizers par exemple, les deux principales plateformes de crowdfunding immobilier, peuvent se vanter d’un taux de défaut de 0 % jusque là. 

Même s’il s’agit d’un investissement rentable à court terme, le crowdfunding immobilier a un défaut majeur : le remboursement se fait « in fine ». Concrètement, votre argent est bloqué jusqu’à la fin du prêt. Il y a aussi un risque de retard de remboursement. 

Malgré cela, le crowdfunding immobilier reste une excellente option pour placer de l’argent à horizon 2 ans environ. Les revenus complémentaires, connus à l’avance, sont assez alléchants. Il faut juste ne pas avoir besoin des fonds dans l’immédiat. Là encore, le but sera de diversifier, en participant au financement de plusieurs projets, sur la même plateforme ou non. Le ticket d’entrée est en général de 1000 euros (Raizers et Fundimmo). 

Les SCPI 

Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement immobilier) sont, globalement, des sociétés qui se constituent un parc immobilier afin d’en tirer des loyers. Et vous pouvez acquérir des parts de ces dernières. On parle de « pierre-papier » : vous investissez en immobilier, sans toutefois le faire en direct. 

Chaque SCPI choisit les types de biens qui composent son portefeuille. Il peut s’agir d’infrastructures logistiques, d’Ephads, de bureaux, de logements… 

Les intérêts des SCPI sont nombreux : 

Niveau rendement, les SCPI ont dégagé, en moyenne, 4,5 % en 2021. Le plus souvent, ces revenus sont versés trimestriellement. Certaines SCPI s’en sont encore mieux sorties (5 voire 6 % à l’année). 

Les risques sont en outre relativement modérés. Le fait d’investir dans un parc immobilier plutôt que dans un seul bien permet de minorer l’impact, par exemple, d’un non paiement de loyer. 

Attention toutefois aux frais d’entrée, qui sont souvent de 10 % au moins. Il faudra donc conserver les parts sur le long terme afin de compenser ces frais. 

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