Combien coûte un conseiller en gestion de patrimoine ?

Benoît Fruchard

Rédigé par

Benoît Fruchard

Mis à jour le

23 avril 2026

Sommaire

    Combien coûte un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) en 2026 ? Honoraires, rétrocommissions, modèle mixte : les modes de rémunération varient beaucoup d’un cabinet à l’autre. Dans cet article, je vous explique les 3 modèles qui existent vraiment sur le marché français, leurs grilles tarifaires et comment choisir celui qui correspond à votre profil. Car contrairement à ce qu’on lit partout, un conseiller en honoraires n’est pas toujours moins cher qu’un conseiller en rétrocommissions.

    L’essentiel sur le coût d’un conseiller en gestion de patrimoine

    • 3 modes de rémunération coexistent : honoraires purs (environ 5 % des cabinets), rétrocommissions sur produits, et modèle mixte (le plus répandu, plus de 80 % de la profession).
    • Tarifs observés en honoraires : 150 à 500 € par heure, bilan patrimonial de 500 à 3 000 € dans la majorité des cas, suivi annuel entre 0,5 % et 1,5 % des encours.
    • Tarifs en rétrocommissions : 0,5 % à 1 % en moyenne par an sur les encours, prélevés directement sur les frais des produits (donc pas de facture visible pour vous).
    • Le statut ne détermine pas le prix final : un bon cabinet non-indépendant pratiquant des barèmes dégressifs peut rester très compétitif face à un CGPI 100 % honoraires, même sur des patrimoines importants.
    • Chez Cleerly, le bilan patrimonial est gratuit. Notre rémunération vient exclusivement des rétrocommissions des partenaires, sans honoraires facturés au client, et nos barèmes dégressent sur les gros patrimoines.

    Quels sont les tarifs des conseillers en gestion de patrimoine ?

    Avant de parler tarifs, il faut comprendre un point fondamental. Depuis la directive européenne MIF 2 (entrée en vigueur en 2018), la vraie distinction réglementaire n’est pas « CGP » contre « CGPI », mais « conseil indépendant » contre « conseil non-indépendant ». Cette information figure obligatoirement dans le document d’entrée en relation (DER) que votre conseiller doit vous remettre lors du premier rendez-vous.

    Selon les chiffres de l’AMF, seuls 5 à 8 % des cabinets français exercent en conseil exclusivement indépendant au sens MIF 2. Le reste de la profession, soit plus de 90 %, se rémunère en tout ou partie sur rétrocommissions.

    Concrètement, il existe 3 modèles de rémunération sur le marché : 

    1. Le conseil 100 % honoraires (CGPI au sens MIF 2)

    Le cabinet facture uniquement des honoraires à son client et ne perçoit aucune rétrocommission de ses partenaires. Si, par exception, il perçoit une commission (sur un ancien contrat par exemple), il a l’obligation légale de la reverser intégralement au client.

    C’est le modèle présenté comme le plus vertueux par la réglementation européenne. Mais il représente moins de 10 % de la profession en France, essentiellement parce qu’il est plus difficile à commercialiser : le client doit accepter de payer une facture visible, là où les autres modèles font porter le coût par les frais intégrés aux produits.

    2. Le conseil en rétrocommissions uniquement

    Le cabinet ne facture rien au client. Il se rémunère exclusivement sur les frais des produits qu’il distribue (assurance-vie, SCPI, PER…), via des rétrocommissions versées par les partenaires. Pour le client, le conseil paraît gratuit, mais il est en réalité payé via les frais de gestion, les frais d’entrée et les frais sur versement des produits souscrits.

    C’est notre modèle chez Cleerly. Pourquoi ce choix ? Parce qu’il nous permet d’accompagner tous les profils, y compris ceux qui débutent leur patrimoine, sans leur imposer une facture de conseil qui peut être dissuasive. Et parce que nos conseillers sont salariés en CDI : leur rémunération ne dépend pas du produit vendu, ce qui neutralise le conflit d’intérêts principal de ce modèle. De plus, nous ne mettons pas de frais d’entrée ni de frais sur versement.

    3. Le modèle mixte (honoraires + rétrocommissions)

    Le cabinet facture des honoraires pour le bilan patrimonial ou pour certaines missions spécifiques (audit fiscal, conseil en transmission…), et perçoit aussi des rétrocommissions sur les produits souscrits.

    C’est le modèle le plus répandu en France. Il a l’avantage de la souplesse mais peut générer de la confusion pour le client, qui ne sait pas toujours ce qu’il paie réellement au total.

    Vous êtes conseiller et vous souhaitez rejoindre une structure qui place le client au centre de ses préoccupations, envoyez-nous un mail pour une candidature spontanée. Nos conseillers sont embauchés en CDI et ne sont pas incités à privilégier un produit plutôt qu’un autre.

    Grille tarifaire des conseillers en gestion de patrimoine

    Voici les ordres de grandeur observés sur le marché français en 2026, selon le mode de rémunération choisi.

    Conseil en honoraires (CGPI MIF 2)Conseil non-indépendant (modèle Cleerly)
    Tarif horaire150 € à 500 € / h0 € (inclus dans les frais des produits)
    Bilan patrimonial500 € à 3 000 €0 € chez Cleerly
    Entre 0 € et 2 500 € ailleurs
    Suivi annuel0,5 % à 1,5 % des encours / anRétrocommissions intégrées aux produits (0,5 % à 1 % / an en moyenne, dégressives sur gros patrimoines)
    Facture visible pour le clientOuiNon (le coût est dans les frais des produits)
    Grille tarifaire indicative selon le mode de rémunération

    Attention, ces fourchettes sont indicatives. Certains cabinets haut de gamme facturent bien au-delà (1 000 € / h et plus pour des dossiers complexes), et certains tarifs de gestion peuvent descendre sous les 0,5 % pour les très gros patrimoines.

    Conseil indépendant ou non-indépendant : qui coûte vraiment le moins cher ?

    C’est la vraie question, et la réponse n’est pas celle que vous lirez partout. Contrairement à une idée largement diffusée, le conseil 100 % honoraires n’est pas systématiquement moins coûteux que le conseil en rétrocommissions. Tout dépend de votre patrimoine, de vos besoins et surtout de la politique tarifaire du cabinet que vous choisissez.

    Prenons deux cas concrets pour comparer.

    Cas 1 : un patrimoine de 150 000 € à placer, suivi sur 10 ans

    • Conseil en honoraires : bilan patrimonial à 1 500 € + suivi annuel à 1 % = 1 500 € / an. Sur 10 ans : 1 500 € + 15 000 € = 16 500 €.
    • Conseil non-indépendant : pas de facture, mais 0,8 % de rétrocommissions sur les encours = 1 200 € / an. Sur 10 ans : 12 000 €.

    Sur ce profil, le conseil non-indépendant est environ 4 500 € moins cher sur 10 ans. À condition, bien sûr, que les produits recommandés soient de qualité comparable. C’est tout l’enjeu du cabinet : un conseiller sérieux vous orientera vers des produits compétitifs, peu chargés en frais, quel que soit son mode de rémunération.

    Cas 2 : un patrimoine de 1 500 000 € avec forte complexité

    • Conseil en honoraires : bilan 3 000 € + suivi à 0,5 % = 7 500 € / an. Sur 10 ans : 3 000 € + 75 000 € = 78 000 €.
    • Conseil non-indépendant avec barème dégressif (modèle Cleerly) : rétrocommissions négociées à 0,5 % sur cette tranche de patrimoine = 7 500 € / an. Sur 10 ans : 75 000 €.
    • Conseil non-indépendant avec honoraires : bilan 2 000 € + rétrocommissions à 0,8 % = 12 000 € / an. Sur 10 ans : 2 000 € + 120 000 € = 122 000 €.

    Sur ce profil également, le conseil non-indépendant peut rester compétitif, à condition d’être chez un cabinet qui sait dégresser ses barèmes sur les gros patrimoines. C’est notre cas chez Cleerly : sur l’assurance-vie luxembourgeoise par exemple, nous proposons des contrats en Fonds d’Assurance Spécialisé (FAS) avec des frais de gestion plus bas que ceux observés chez certains cabinets indépendants concurrents, à produit équivalent. Et avec un bilan patrimonial gratuit en plus.

    Le seuil de bascule théorique entre les deux modèles se situe généralement autour de 500 000 à 700 000 € d’actifs à conseiller. Mais ce seuil dépend fortement de la politique tarifaire du cabinet : un cabinet non-indépendant qui pratique des barèmes dégressifs sur les gros patrimoines peut rester très compétitif bien au-delà de ce seuil, y compris face à un CGPI au conseil indépendant.

    Quel modèle est fait pour vous ?

    Votre profilModèle à privilégier
    Patrimoine de 50 000 à 500 000 €Conseil non-indépendant (rétrocommissions)
    Patrimoine de 500 000 à 1 500 000 €Comparer cabinet par cabinet (les barèmes dégressifs changent la donne)
    Patrimoine supérieur à 1 500 000 €Comparer en exigeant un devis détaillé : un cabinet non-indépendant à barème dégressif peut être plus compétitif qu’un CGPI honoraires
    Situation patrimoniale internationale ou très spécifique (cession à plusieurs M€, family office structuré, fiducie complexe)Cabinet ultra-spécialisé (avocat fiscaliste, banque privée, CGPI sur-mesure)
    Besoin ponctuel (un bilan, une opération précise)Conseil en honoraires au forfait
    Accompagnement long terme, mise en place + suiviConseil non-indépendant avec barème transparent
    CGP indépendant ou non-indépendant selon profil

    Ce tableau n’est évidemment qu’un repère. Le vrai bon choix dépend aussi de la qualité du conseil, de la gamme de produits accessibles et de la relation humaine avec votre conseiller. Un excellent cabinet non-indépendant sera toujours préférable à un CGPI médiocre, et inversement.

    Comment vérifier qu’un conseiller en gestion de patrimoine est sérieux ?

    Point crucial : le titre de « conseiller en gestion de patrimoine » n’est pas protégé par la loi. N’importe qui peut s’en prévaloir. Ce qui est protégé et réglementé, c’est le statut de CIF (Conseiller en Investissement Financier) délivré par l’AMF.

    Avant de confier votre épargne à un cabinet, vérifiez systématiquement les 3 points suivants : 

    • Statut CIF (Conseiller en Investissement Financier) : c’est le sésame réglementaire. Il impose des conditions strictes de compétence, d’assurance responsabilité civile professionnelle et de bonnes pratiques ;
    • Enregistrement auprès de l’ORIAS (registre des intermédiaires en assurance, banque et finance). Le numéro ORIAS doit figurer sur tous les documents légaux du cabinet (mentions légales, cartes de visite, contrats) ;
    • Adhésion à une association professionnelle agréée par l’AMF. C’est obligatoire pour exercer comme CIF. 

    Les principales associations professionnelles reconnues par l’AMF sont : 

    • La CNCGP (Chambre Nationale des Conseils en Gestion de Patrimoine)
    • L’ANACOFI (Association Nationale des Conseils Financiers)
    • La CNCEF Patrimoine (c’est la notre chez Cleerly)
    • La Compagnie des CGP
    • Endya

    Demandez ces informations dès le premier rendez-vous. Si on vous contacte par téléphone sans que vous ayez rien demandé, redoublez de prudence : les arnaques et les faux conseillers existent, et ciblent notamment les personnes âgées et les nouveaux héritiers.

    Les 3 étapes d’un accompagnement patrimonial

    Étape 1 : le bilan patrimonial

    Le conseiller doit connaître votre situation dans les moindres détails pour délivrer un conseil de qualité. Il vous demandera d’énumérer l’ensemble de vos actifs (biens immobiliers, actions, liquidités, assurance-vie, PER…) et de votre passif (emprunts, dettes) pour identifier : 

    • la valeur nette de votre patrimoine,
    • votre situation fiscale (en vous alertant sur d’éventuelles optimisations ou anomalies),
    • vos objectifs de vie (retraite, enfants, transmission, projet immobilier…),
    • les problématiques spécifiques à anticiper (succession, divorce, expatriation…).

    La plupart des cabinets facturent le bilan patrimonial entre 500 € et 3 000 €. Chez Cleerly, nous avons fait le choix de ne pas le facturer, car nous visons une relation de long terme avec nos clients. Le bilan est donc totalement gratuit.

    Étape 2 : les recommandations

    Un conseiller peut intervenir sur des problématiques très diverses : 

    • Optimisations fiscales (réduction d’IR, déficit foncier, donations…) ;
    • Préparation de la retraite (PER, capitalisation, rentes…) ;
    • Valorisation du capital (assurance-vie, SCPI, immobilier, bourse…) ;
    • Stratégie immobilière (résidence principale, investissement locatif, SCI) ;
    • Anticipation de la succession (démembrement, assurance-vie, pacte Dutreil…) ;
    • Conseil au chef d’entreprise (rémunération, holding, cession, épargne salariale).

    Étape 3 : la mise en œuvre et le suivi

    L’accompagnement d’un conseiller vous permet de déléguer la souscription et la gestion de vos contrats. Mais surtout, le conseil ne s’arrête pas à la signature. Les marchés évoluent, votre situation change (mariage, naissance, héritage, départ à la retraite), la fiscalité bouge chaque année. Un bon conseiller doit rester disponible pour adapter la stratégie en continu.

    Les CIF ont l’obligation réglementaire de contacter au moins une fois par an leurs clients pour s’assurer que les solutions mises en place sont toujours pertinentes au regard de leur situation.

    3 exemples concrets où un conseiller change la donne

    Le prix d’un conseiller doit toujours être rapporté à la plus-value qu’il vous apporte. Voici trois situations vécues par nos clients qui illustrent bien ce rapport bénéfice / coût.

    Exemple 1 : le médecin fortement imposé, à 10 ans de la retraite

    Les 10 années qui précèdent le départ à la retraite sont une période idéale pour optimiser fiscalement quand on est fortement imposé.

    Patrice, 56 ans, médecin, gagne 110 000 € brut par an. Sa TMI est de 41 %. Divorcé, sans enfant à charge, il perçoit environ 79 000 € nets par an après impôts. Sa pension de retraite sera nettement inférieure à ses revenus actuels, il craint une chute brutale de niveau de vie.

    Un conseiller peut orienter Patrice vers l’achat de SCPI en nue-propriété à horizon 8 ans (date de son départ en retraite). Triple avantage : 

    • Pendant le démembrement, Patrice n’est pas imposé sur les revenus des SCPI puisqu’il ne perçoit pas les loyers, et il bénéficie d’une décote de 25 à 35 % à l’achat (valeur de l’usufruit) ;
    • À la reconstitution de la pleine-propriété, il récupère 100 % des parts sans fiscalité sur la prise de valeur liée à la reconstitution de l’usufruit ;
    • Il perçoit un complément de revenus précisément quand sa TMI chute (à la retraite), ce qui limite l’imposition des loyers futurs.

    Actionner les bons leviers aux bons moments, c’est tout le principe d’une gestion patrimoniale bien pensée. Un conseiller peut aussi pousser la stratégie plus loin : si Patrice est dirigeant d’une société d’exercice libéral avec de la trésorerie, il peut être pertinent de créer une holding pour investir à titre personnel dans la nue-propriété et à titre professionnel dans l’usufruit.

    Exemple 2 : l’héritière qui souhaite valoriser son capital

    Julia, célibataire sans enfant de 28 ans, vient d’hériter de 100 000 €. Elle a un horizon de placement de 10 ans, souhaite de la performance sans subir une volatilité excessive, et veut conserver une certaine liquidité. Un objectif partagé par beaucoup d’épargnants.

    Placer 100 % de son épargne sur les marchés actions serait trop risqué par rapport à son besoin de liquidité. À l’inverse, tout laisser sur livret A signifie perdre du pouvoir d’achat face à l’inflation. Un conseiller peut lui proposer une allocation d’actifs diversifiée sur une assurance-vie, par exemple : 

    • 30 % de produits structurés avec un capital protégé ou partiellement protégé, pour viser un rendement cible de 5 à 8 % par an selon les scénarios ;
    • 20 % d’ETF actions (MSCI World par exemple) pour la performance long terme ;
    • 50 % de fonds euros et fonds obligataires pour la sécurité et la liquidité. Rendement des meilleurs fonds euros en 2026 : autour de 3,5 %, objectif 6 % pour l’obligataire.

    Un conseiller oriente aussi vers les bons contrats. Beaucoup d’assurances-vie commercialisées en banque traditionnelle ont des frais d’entrée de 3 à 5 % et des frais de gestion à 1 %, ce qui grève fortement la performance nette. Un conseiller propose généralement des contrats sans frais d’entrée avec des frais de gestion autour de 0,6 à 0,8 %, ce qui change radicalement la rentabilité sur 10 ans.

    Exemple 3 : le chef d’entreprise qui veut mettre en place une épargne salariale

    Marc dirige une entreprise familiale de moins de 5 ans, avec un chiffre d’affaires encore variable. Il cherche à motiver ses salariés, à préparer sa propre retraite et à optimiser la fiscalité de l’entreprise.

    Un conseiller peut mettre en place un Plan d’Épargne Entreprise (PEE) voire un PERECOL (ex-PERCO), qui cumulent plusieurs avantages : 

    • Le PEE est révisable chaque année : Marc peut adapter les abondements en fonction des résultats, sans se retrouver bloqué ;
    • L’abondement de l’employeur est exonéré de cotisations sociales patronales classiques (seul le forfait social s’applique, réduit à 0 % pour les entreprises de moins de 50 salariés sur l’intéressement et la participation) ;
    • Le dirigeant peut en bénéficier à condition qu’il y ait au moins un salarié dans l’entreprise ;
    • Un abondement progressif peut être mis en place pour fidéliser les salariés ;
    • L’intéressement et la participation créent un alignement d’intérêt entre l’entreprise et ses salariés.

    La mise en place d’un PEE ou d’un PERECOL est très ouverte et donne lieu à de multiples options. Sans accompagnement, le dirigeant risque de passer à côté d’avantages importants ou, pire, de se mettre en non-conformité. Le recours à un conseiller permet de cadrer le besoin, de respecter la réglementation, et surtout d’avoir un interlocuteur disponible dans la durée.

    Notre position chez Cleerly : la transparence avant tout

    Chez Cleerly, nous avons fait le choix du conseil non-indépendant, c’est-à-dire une rémunération par rétrocommissions sans facturer d’honoraires au client. Pourquoi ?

    • Par accessibilité : nous voulons pouvoir accompagner des patrimoines dès 50 000 €, sans qu’une facture de conseil soit un frein ;
    • Par cohérence économique : pour la majorité de nos clients (patrimoine de 50 000 à 500 000 €), ce modèle est financièrement plus intéressant, chiffres à l’appui comme démontré plus haut ;
    • Par alignement interne : nos conseillers sont salariés en CDI, leur rémunération ne varie pas selon le produit vendu. Cela neutralise le conflit d’intérêts principal de notre modèle ;
    • Par conviction : notre modèle repose sur la recommandation client. Si je vous conseille un mauvais produit, vous ne nous recommanderez pas, et notre croissance s’arrête. Notre intérêt de long terme est donc de vous placer sur les meilleurs produits accessibles.

    Pour autant, je reste honnête sur les limites du modèle. Si votre situation est réellement très complexe (structuration internationale type family office, fiducie multipays, cession d’entreprise à plusieurs dizaines de millions), il est possible qu’un cabinet ultra-spécialisé en honoraires, voire un avocat fiscaliste, soit plus adapté que nous. Et nous vous le dirons si c’est votre cas.

    En revanche, sur les patrimoines élevés (1 M€, 5 M€, 10 M€), nous restons très compétitifs. Notre politique tarifaire prévoit des barèmes dégressifs : plus votre patrimoine est important, plus nos rétrocommissions baissent en pourcentage. Nous avons par exemple été en compétition face à des conseillers indépendant sur des dossiers d’assurance-vie luxembourgeoise en Fonds d’Assurance Spécialisé (FAS) : à produit équivalent, nous proposions des frais de gestion plus bas, le bilan patrimonial gratuit, et un accompagnement de même qualité.

    Finalement, la vraie question n’est pas « combien coûte un CGP », mais « quel est le rapport bénéfice / coût d’un accompagnement adapté à mon profil ». Si l’accompagnement est de qualité, son coût est largement amorti par les solutions proposées (optimisation fiscale, choix des bons contrats, évitement des pièges). S’il ne l’est pas, même « gratuit » il sera trop cher.

    Ce que ne fait PAS un conseiller en gestion de patrimoine

    Avant de signer, il est tout aussi important de savoir ce qu’un conseiller en gestion de patrimoine ne peut pas faire pour vous. Un bon CGP n’est pas un homme-orchestre : il a un périmètre précis, et une partie de sa valeur consiste justement à vous orienter vers les bons professionnels quand votre situation sort de son champ de compétence.

    Voici les principales missions pour lesquelles un CGP ne peut pas se substituer à un autre professionnel

    • Tenir votre comptabilité : c’est le rôle de l’expert-comptable. Un CGP peut exploiter vos bilans pour construire une stratégie, mais il ne produit pas les comptes annuels d’une société ni les déclarations comptables.
    • Rédiger un acte authentique (donation, testament, acte de vente immobilière, régime matrimonial) : c’est le monopole du notaire. Un CGP peut préparer la stratégie de transmission, mais la formalisation juridique passe obligatoirement par un notaire.
    • Défendre vos intérêts dans un contentieux (redressement fiscal, litige successoral, procédure de divorce conflictuel) : c’est le rôle de l’avocat. Un CGP peut vous alerter sur un risque, il ne plaide pas votre dossier.
    • Monter une opération fiscale très technique (rescrit, optimisation IS internationale, structuration en droit étranger) : un avocat fiscaliste sera souvent plus adapté qu’un CGP généraliste sur ce type de dossier.
    • Gérer directement votre portefeuille boursier en ligne (arbitrages d’ETF en compte-titres, trading actif) : un CGP conseille et accompagne, mais il n’a pas vocation à être votre courtier au quotidien. Pour ce type de besoin, un PEA ou CTO chez un broker en ligne avec gestion pilotée est plus adapté.
    • Souscrire à votre place une assurance habitation, auto ou santé : ces produits relèvent de l’assurance de dommages et de la prévoyance individuelle, pas du conseil en investissement financier.

    Un bon conseiller en gestion de patrimoine, c’est aussi (et surtout) celui qui sait reconnaître les limites de son champ d’action et vous orienter vers les bons professionnels : notaire, expert-comptable, avocat fiscaliste, courtier en crédit, assureur spécialisé. Chez Cleerly, nous travaillons régulièrement en coordination avec ces partenaires pour offrir un accompagnement complet, sans jamais vous pousser à une solution qui sort de notre expertise.

    Un conseiller qui prétend tout savoir faire, tout gérer, tout optimiser sans jamais vous renvoyer vers un autre professionnel est un signal d’alerte. La gestion de patrimoine est par nature pluridisciplinaire. Elle se construit en équipe.

    Combien coûte un conseiller en gestion de patrimoine en 2026 ?

    Le coût dépend du mode de rémunération. Un conseil en honoraires facture généralement un bilan patrimonial de 500 à 3 000 €, un tarif horaire de 150 à 500 € et un suivi annuel entre 0,5 % et 1,5 % des encours. Un conseil non-indépendant (comme Cleerly) ne facture rien au client mais se rémunère sur les frais des produits, soit 0,5 % à 1 % en moyenne des encours par an, avec des barèmes dégressifs sur les gros patrimoines. Sur un patrimoine moyen (moins de 500 000 €), le conseil non-indépendant revient souvent moins cher sur la durée.

    Quelle est la différence entre un CGP et un CGPI ?

    Depuis la directive MIF 2 (2018), la vraie distinction réglementaire n’est plus CGP contre CGPI mais conseil indépendant contre conseil non-indépendant. Un conseil indépendant est rémunéré uniquement par honoraires et ne perçoit aucune rétrocommission. Un conseil non-indépendant est rémunéré par rétrocommissions des produits distribués, ou par un mix honoraires et rétrocommissions. Cette information doit figurer obligatoirement dans le document d’entrée en relation que votre conseiller doit vous remettre.

    À partir de quel patrimoine consulter un conseiller ?

    Un accompagnement patrimonial devient pertinent dès 50 000 à 100 000 € d’épargne financière, ou plus tôt si vous avez une forte capacité d’épargne, une rentrée exceptionnelle à venir (héritage, cession) ou une problématique fiscale particulière. Beaucoup de cabinets (dont Cleerly) accompagnent aussi bien les patrimoines en constitution que les très gros patrimoines, grâce à des barèmes dégressifs sur les encours élevés.

    Un conseiller en gestion de patrimoine peut-il vraiment être gratuit ?

    Un conseil non-indépendant est gratuit au sens où il ne vous facture pas d’honoraires. Mais il est rémunéré par les rétrocommissions intégrées aux frais des produits que vous souscrivez. Le coût existe donc bien, il est simplement intégré au produit final. Un bon conseiller non-indépendant compensera cela en vous faisant accéder à des contrats à frais réduits, souvent meilleurs que ceux disponibles auprès des banques traditionnelles.

    Comment vérifier qu’un conseiller est sérieux ?

    Vérifiez trois points : son statut CIF (Conseiller en Investissement Financier) délivré par l’AMF, son enregistrement à l’ORIAS (le numéro doit figurer sur ses documents légaux), et son adhésion à une association professionnelle agréée (CNCGP, ANACOFI, CNCEF Patrimoine, Compagnie des CGP, Endya). Vous pouvez consulter le registre ORIAS en ligne sur orias.fr pour vérifier l’identité d’un conseiller.

    Peut-on négocier les frais avec un conseiller ?

    Oui, et c’est même recommandé. Les frais d’entrée sur assurance-vie sont souvent négociables (parfois réduits à zéro chez certains cabinets comme Cleerly). Les tarifs d’honoraires peuvent aussi être discutés, surtout pour un accompagnement long terme. Demandez systématiquement un devis détaillé et comparez plusieurs cabinets avant de vous engager.

    L'auteur
    Photo Benoît Fruchard

    Benoît Fruchard

    Fondateur de Cleerly - Conseiller en gestion de patrimoine

    Benoît Fruchard est passionné de finances personnelles depuis son plus jeune âge. Après une licence d'économie à l'Université de Nantes puis un Master à l'Université de Bordeaux, il rentre en école de commerce à Rouen. Il a travaillé 2 ans au sein de la BNP Paribas puis 5 ans chez un courtier en ligne. En 2021, il a créé Cleerly, un cabinet en gestion de patrimoine et un site pour démocratiser les finances personnelles... en savoir plus

    Une question ? Posez-la ici

    Un expert Cleerly vous répondra dans les meilleurs délais. Votre email reste confidentiel.

    Jusqu’à 7,00% par an net de frais. Avec capital garanti. Jusqu'au 30/04/2026.
    En savoir plus