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Souscrire une assurance-vie : pourquoi et comment faire ?

Expert
Posté par
Benoît Fruchard
Mis à jour le
07 novembre 2023

Il n’est pas toujours simple de savoir par où commencer pour ouvrir un contrat d’assurance-vie. Pourquoi souscrire ? Quels éléments doivent être particulièrement scrutés avant de choisir son contrat (frais, rendements, diversité des supports…) ?  Où souscrire une assurance-vie  et quelles sont les étapes à suivre ? Nous répondons à toutes les questions que vous pourriez vous poser sur la souscription d’une assurance-vie.

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Pourquoi souscrire une assurance-vie ?

Un produit facile d’accès

Nul besoin d’être un investisseur expérimenté pour souscrire un contrat d’assurance-vie. Ces supports sont connus pour leur facilité d’accès et de gestion. Vous n’aurez pas besoin de passer du temps à constituer un portefeuille d’actions par exemple, puisque les assureurs font ce travail pour vous. Cela vous permet d’investir dans des paniers d’action déjà constitués (avec les SICAV notamment), dans des indices boursiers (ETF) ou dans des SCPI déjà présélectionnées par l’assureur. 

Une fiscalité avantageuse

Le rachat d’une assurance-vie est soumise au Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL), qui varie en fonction de l’âge du contrat. Vous serez imposé à hauteur de : 

  • 52,2% sur les plus-values si votre contrat à moins de 4 ans ;
  • 32,2% avant 8 ans ; 
  • 24,7% après 8 ans.

Vous bénéficiez surtout d’un abattement annuel de 4 600 € après 8 ans sur les plus-values et intérêts générés. Il est donc très intéressant de faire des rachats partiels à certaines échéances, pour éviter de dépasser ce plafond.

La fiscalité de l’assurance-vie est surtout très avantageuse pour transmettre son capital. Voici l’imposition dans le cadre d’une succession pour les versements réalisés avant 70 ans (cumulable entre les différents bénéficiaires)  : 

  • jusqu’à 152 500€ : aucune fiscalité ;
  • 152 500 € et 852 500 € : 20% sur la part supérieure à 152 500 € ;
  • au-delà de 852 500 € : 31,25% sur part supérieur à cette somme.

De multiples possibilités d’investissement

La souscription d’une assurance-vie permet de loger de nombreuses classes d’actifs au sein d’un même contrat. Vous pouvez également faire des arbitrages pour adapter votre contrat à vos besoins changeants. La proportion d’actifs risqués logés dans votre contrat peut augmenter ou au contraire diminuer au gré de votre besoin de liquidité. 

Qui a intérêt à souscrire une assurance-vie ?

Avant même d’entamer des démarches, vous devez faire le point sur votre situation personnelle et professionnelle. Si l’assurance-vie est un support d’investissement qui présente de nombreux avantages, il convient mieux à certains profils qu’à d’autres.

Les cibles privilégiées

L’assurance-vie est un placement plus intéressant pour certains profils que pour d’autres.  Voici la liste des personnes qui ont le plus intérêt à souscrire une assurance-vie : 

  • Les actifs qui souhaitent faire fructifier leur épargne en ayant accès à de nombreux produits d’investissement ; 
  • Les étudiants qui possèdent un peu d’argent de côté et souhaitent commencer à se constituer une épargne (plus vous commencez tôt, plus la progression peut être exponentielle) ;
  • Les parents qui souhaitent constituer une épargne pour les futurs projets de leurs enfants mineurs (financement des études par exemple). L’accord d’un seul parent suffit si l’enfant a plus de 12 ans ;
  • Les retraités de moins de 70 ans qui souhaitent anticiper la transmission de leur capital. Après 70 ans, l’assurance-vie présente moins d’avantages mais reste très intéressante dans certains cas ;
  • Les particuliers qui possèdent une poche d’épargne et ne savent pas où la placer (héritiers, rentiers…). L’assurance-vie présente l’intérêt d’être un support d’investissement tout-terrain et permet donc de ne pas se sentir limité dans ses choix de placement, même lorsqu’on y verse une grosse somme d’argent.

Les profils «hors cibles» : conseils et alternatives

  • Les personnes en situation de handicap. L’assurance-vie classique n’est probablement pas le support le mieux adapté dans ce cas de figure. Il sera plus intéressant de souscrire une assurance-vie de type “Épargne Handicap”, qui répondra mieux à leurs problématiques ;
  • Les personnes âgées. Certains organismes imposent une limite d’âge à l’ouverture d’une assurance-vie. Vous pourrez quand même souscrire une assurance-vie jusqu’à un âge avancé (80 à 90 ans suivant les contrats). Les avantages fiscaux en cas de transmission ne sont cependant plus aussi intéressants après 70 ans (hors exceptions). Dans le cas d’un patrimoine conséquent, il peut être intéressant d’ouvrir un contrat de capitalisation après 70 ans ;
  • Les particuliers qui souhaitent anticiper leur retraite. L’assurance-vie n’est peut-être pas le meilleur support pour ces personnes. Si vous souhaitez vous constituer une rente, vous pouvez avoir intérêt à envisager le PER, qui répond plus directement à ce besoin ;
  • Les personnes sous curatelle. Elles peuvent souscrire une assurance-vie, mais il leur faudra l’accord de leur tuteur légal, ce qui complique les démarches. Cela reste néanmoins possible.

L’horizon de placement

De manière générale, la question de savoir « qui peut souscrire une assurance-vie ? » en rejoint une autre : « quand souscrire une assurance-vie ?« . Il faut avoir un horizon de placement suffisamment long pour que la souscription d’une assurance-vie soit réellement intéressante. Elle  ne devient fiscalement avantageuse qu’au bout de 8 ans de détention minimum. Il est donc déconseillé d’effectuer des rachats avant cette date, sous peine d’être fortement imposé sur les plus-values.

Dans certains cas, une personne âgée peut avoir un horizon de placement qu’une personne plus jeune, c’est donc une question qu’il est primordial de se poser.

Enfin, lorsque vous souscrivez une assurance-vie, il est toujours préférable de conserver un minimum d’argent dessus. Mêmes minimes, les sommes que vous détenez dans votre contrat vous évitent d’avoir à le clôturer et donc de perdre tous les bénéfices liés à l’ancienneté de votre contrat.

Comment constituer son portefeuille d’actifs ?

L’assurance-vie n’est pas un support d’investissement bon ou mauvais en soi. On l’a vu, elle s’adresse à de nombreux profils. C’est à la fois un avantage et un point de vigilance, puisque vous allez devoir vous constituer un portefeuille qui permette de faire fructifier cet argent intelligemment, à savoir : 

  • Sans prendre de risques inconsidérés ;
  • Mais sans sacrifier la performance pour autant.

Voyons déjà quelles classes d’actifs vous pouvez faire entrer dans votre contrat d’assurance-vie

Les contrats mono supports : le fonds euros

Le fonds euros est le support adapté aux profils prudents. Il est généralement composé à 80% d’actifs garantis, les 20% restants pouvant être investis dans de l’immobilier, voire dans certains types d’actions (généralement les moins volatiles).

Les actifs garantis, qui constituent la grande majorité du fonds euros sont des obligations d’Etat ou d’établissement financiers bien notés, qui ne présentent pas ou très peu de risque de défaut de paiement.

Les contrats multi supports : fonds euros et unités de compte

Les contrats multi supports répondent à la fois au besoin des profils dynamiques et des profils équilibrés. En plus du fonds euros, vous aurez la possibilité d’investir dans des unités de compte, qui désignent des actifs financiers plus risqués, car plus volatils.

Voici plusieurs types d’unités de compte proposées dans la plupart des assurances-vie : 

  • Les SICAV ;
  • Les FCP ;
  • Les ETF (ou trackers) ;
  • Les SCPI et SCI (actifs immobiliers) ;

Certaines assurances-vie offrent la possibilité d’investir dans des actions individuelles (titres vifs), voire dans des produits structurés, mais elles sont rares. 

Allocations à privilégier selon son profil investisseur

On a coutume de séparer les épargnants en différentes catégories en fonction de leur aversion au risque. Plus exactement, on distingue entre trois types de profils :

  • Profil prudent. C’est celui qui présente le niveau d’aversion au risque le plus élevé. II aura tendance à privilégier les placements garantis, quitte à obtenir des rendements peu intéressants (généralement proche du livret A). Il est privilégié par les personnes qui ont un horizon de placement très court ou incertain et souhaitent de la liquidité. Il allouera 70% de son épargne ou plus à des fonds garantis (fonds en euros) ;
  • Profil dynamique. A l’inverse, les investisseurs en quête de performance vont accepter d’élever leur niveau de risque. Ils investissent dans des marchés beaucoup plus volatils, où la perte en capital est réelle mais les perspectives de rendement à long terme sont très élevées. Il allouera 70% (ou plus) de son épargne à des actifs risqués (unités de compte) ;
  • Profil équilibré. Comme son nom l’indique, ce profil n’est ni trop prudent, ni trop “téméraire”. Il aura tendance à privilégier une allocation d’actifs qui lui permette de compenser les éventuelles baisses de marchés volatils (comme la bourse) par des placements garantis. Il pourra allouer 50% de son épargne à des fonds garantis et 50% à des fonds risqués.

Il faut savoir que l’assurance-vie est certainement le support d’investissement qui s’adapte le mieux aux différents profils investisseurs. Grâce aux nombreux produits que vous pouvez loger au sein de votre contrat d’assurance-vie, vous pouvez tout aussi bien opter pour une gestion prudente, dynamique ou équilibrée. Ce qui va faire la différence, c’est donc surtout la manière dont vous allez constituer votre portefeuille d’actifs.

Comment choisir son contrat d’assurance-vie ?

Comparer les frais

La performance de votre contrat dépend en partie des frais pratiqués, qui peuvent varier d’un contrat à l’autre : 

  • De 0 à 5% de frais de versement suivant la politique tarifaire de l’assureur. Pour un versement de 20 000 € vous pourrez donc payer de 0 à 1 000 € de frais suivant les assureurs. Chez Cleerly, c’est simple : 0% pour tous les contrats ;
  • De 0,35 à 1,5% de frais de gestion. Ces frais sont prélevés annuellement et permettent à l’assureur de couvrir ses charges. Chez Cleerly, nous ne retenons que les contrats à moins de 1% ;
  • De 0 à 1% de frais d’arbitrage. Ils ne sont prélevés que si vous décidez de changer l’allocation d’actifs au sein de votre contrat (par exemple, transférer une partie de votre fonds euros vers des unités de compte). Chez Cleerly, nous ne proposons que des contrats à 0% de frais d’arbitrage.

Comparer les unités de compte

Voici deux points d’attention qui nous semblent importants : 

  • Le nombre d’ETF. Les trackers sont intéressants car il y a très peu de frais. Or certaines assurances-vie n’en proposent pas. Si ce point vous intéresse, le contrat SwissLife (sans frais de versement) est celui qui nous semble le plus intéressant en la matière. Vous pouvez y souscrire avec Cleerly ;
  • La qualité des unités de compte. La qualité vaut toujours mieux que la quantité et avoir accès à énormément d’unités de compte peut devenir un piège. Par exemple, si votre contrat propose des SCPI, c’est bien, mais certaines sont très peu performantes. C’est la même chose avec les produits structurés dont les rendements peuvent considérablement varier en fonction du sous-jacent. Mieux vaut donc être bien conseillé sur ce point. N’hésitez pas à demander conseil à un courtier qui pourra vous aiguiller vers les meilleures unités de compte en fonction de votre profil (et les contrats qui les proposent) ;

Comparer les rendements des fonds euros

Ce point concerne surtout les profils prudents et équilibrés, qui sont en droit d’attendre un minimum de performance sur les fonds garantis. Le rendement du fonds euros s’est établi en moyenne à 2,60% en 2023, mais certains fonds euros ont offert des rendements inférieurs à 2% ! Soyez donc particulièrement vigilants sur ce point si vous privilégiez la liquidité de votre contrat. 

Nous avons recensé les meilleurs contrats d’assurance-vie en fonction de ces différents critères (frais, unités de compte, rendement du fonds euros). Vous pouvez consulter le classement ici : 

Découvrez notre comparatif des principaux contrats et les points-clés pour choisir l’assurance-vie

Comment souscrire une assurance-vie ?

Etape 1 : le choix du gestionnaire 

Avant de souscrire, il faut se tourner vers le bon interlocuteur. Vous avez l’embarras du choix :

  • Une banque classique
  • Une banque en ligne
  • Un assureur
  • Un courtier
  • Un courtier en ligne
  • Un conseiller en gestion de patrimoine comme Cleerly

Les banques et assureurs proposent souvent des contrats très peu compétitifs en raison de frais élevés. Vous pouvez nous contacter si vous souhaitez être aiguillé sur ce point.

Etape 2 : L’envoi de documents

Vous devrez faire parvenir un certain nombre de documents au gestionnaire auprès duquel vous souhaitez souscrire. Voici la liste des documents obligatoires :

  • un justificatif d’identité en cours de validité (carte d’identité, passeport…) ;
  • un justificatif de domicile de moins de 6 mois (facture d’électricité, abonnement internet…) ;

Vous devrez aussi vous acquitter d’un versement minimum qui varie selon les contrats (de 100 € à plus de 1 000 € dans certains cas).

La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui, la totalité des démarches peuvent se faire en ligne. C’est le cas même si vous choisissez de souscrire votre assurance-vie auprès d’une banque traditionnelle ou d’un conseiller en gestion de patrimoine.

Etape 3 : la rédaction de la clause bénéficiaire

C’est une étape très importante, car l’un des gros avantages de l’assurance-vie réside dans sa fiscalité lors de la transmission. Vous avez 3 possibilités pour désigner le ou les bénéficiaires de votre contrat : 

  • Mention des bénéficiaires dans le contrat d’assurance-vie (le plus simple) ;
  • Mention des bénéficiaires dans le testament  ;
  • Envoi d’un courrier en accusé de réception auprès de l’assureur ;

Sachez que cette clause n’est pas définitive, vous pouvez tout à fait la changer à votre guise au cours de votre vie.

Vous pouvez aussi affiner la clause bénéficiaire : 

  • Le démembrement de la clause bénéficiaire vous permet d’attribuer, en cas de décès, la nue-propriété de votre contrat à un enfant et l’usufruit à votre conjoint. Lorsque ce dernier viendra à décéder, l’usufruit rejoindra la nue-propriété et ce, sans conséquence fiscale ;
  • La désignation de différents rangs de bénéficiaires. En désignant des bénéficiaires de premier rang et de second rang, vous pouvez transmettre votre assurance-vie aux bénéficiaires de second rang en cas de décès des bénéficiaires directs.

Etape 4 : le choix du mode de gestion

Vous avez le choix entre ces différents modes : 

  • La gestion libre. Vous décidez vous-même de ce que vous logez dans votre assurance-vie. Si vous choisissez d’investir tout votre argent dans un fonds euros, c’est le mode de gestion par défaut. Les investisseurs qui ont une bonne connaissance des marchés et souhaitent placer leur épargne dans différentes unités de compte ont aussi intérêt à choisir ce mode de gestion ;
  • La gestion pilotée. Dans ce cas, c’est le gestionnaire qui décide de votre allocation d’actifs. Ce type de produit conviendra donc aux personnes qui ont une culture financière assez limitée et préfèrent faire confiance à leur gestionnaire. Les frais seront un peu plus élevés que dans le cas de la gestion libre, ce qu’il faut prendre en considération ;
  • La gestion déléguée. Sur le principe, ce mode de gestion ressemble à la gestion pilotée, mais le suivi est totalement personnalisé, ce qui n’est pas le cas avec la gestion pilotée. Ce type de gestion s’adresse généralement aux personnes qui peuvent réaliser d’importants versements sur leur assurance-vie.

Si vous souhaitez avoir un interlocuteur unique pour votre patrimoine qui travaille toujours dans votre intérêt, le conseiller en gestion de patrimoine est l’interlocuteur qu’il vous faut.

Pourquoi souscrire une assurance-vie ?

C’est un produit d’investissement facile d’accès et d’utilisation, à la fiscalité très avantageuse et qui permet de loger un nombre d’actifs très différents. Il convient à tous les profils (prudent, dynamique et équilibré), car les possibilités de personnalisation sont très variées.

Quand souscrire une assurance-vie ?

Il est conseillé de souscrire le plus tôt possible, pour profiter pleinement des avantages fiscaux en cas de rachat. Après 70 ans, l’ouverture d’une assurance-vie présente souvent moins d’avantages dans le cadre d’une succession (l’abattement passe de 152 500 € par bénéficiaire à 30 500 € pour tous les bénéficiaires).

Peut-on souscrire une assurance-vie quand on est malade ?

Il existe une assurance-vie encore plus avantageuse pour certaines personnes en situation de handicap. Il s’agit du contrat “épargne handicap”. Attention, si une personne est sous curatelle, elle doit avoir l’accord des représentants légaux pour souscrire.

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